POLITIQUE

Publié le 24 décembre 2020

Crédit vidéo : Sud Radio

Source : https://www.sudradio.fr

Cette députée dénonce: «C'est un régime autoritaire»

Martine Wonner, députée, était l'invité de Sud Radio ce mercredi 23 décembre pour parler de la gestion de la crise sanitaire et des mesures prises par les autorités.

«On n'est pas vraiment dans le même temps ou même dans le tout et son contraire ?»

Martine Wonner (Députée): «Aujourd'hui, les Françaises et les Français ont véritablement besoin de vérité politique et scientifique sur cette crise sanitaire. Depuis le début, d'ailleurs, on n'a aucune définition de la crise sanitaire. On voit des indicateurs qui changent tout le temps. On voit des chiffres qui changent tout le temps.» Philippe David (Animateur): «Selon l'article 6, je le cite : " Le premier ministre peut subordonner les déplacements des personnes et leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l'exercice de certaines activités à la présentation des résultats d'un test de dépistage établissant que la personne n'est pas affectée ou contaminée au suivi d'un traitement préventif, y compris à l'administration d'un vaccin. " Pourtant, hier soir, Olivier Véran a assuré, je cite : " Ce texte n'a pas du tout vocation à envisager la vaccination obligatoire contre le coronavirus parce qu'il faut de la confiance pour que les Français se fassent vacciner librement. " Le ministre l'a assuré et répété à plusieurs reprises la vaccination ne sera pas obligatoire, ni pour prendre un transport en commun, ni pour entrer dans un restaurant, ni pour aller travailler. Est-ce, que quand on écoute les propos d'Olivier Véran hier soir et qu'on relit l'article 6, on n'est pas vraiment dans le même temps ou même dans le tout et son contraire ?»

«C'est un régime autoritaire»

Martine Wonner: «Mais en effet, vous avez raison, plus personne ne croit le ministre de la Santé, qui a en effet dit passer son temps à dire des contrevérités depuis le mois de mars. C'est un régime autoritaire. J'ai plusieurs fois utilisé la dictature sanitaire. C'est réellement ce que les Français vivent actuellement. Et si le Parlement est écarté une fois de plus, et ne peut pas, j'allais dire contrebalancer, évaluer et contrôler ce que fait le gouvernement, oui, il ne s'agit plus d'une démocratie mais d'une réelle dictature. Le souci majeur, c'est que le gouvernement veut prendre toutes ses décisions en plus, sans réunir le Parlement. Ce qu'il a pris, malheureusement l'habitude de faire devant cette majorité complètement aux ordres maintenant trois ans. C'est aux parlementaires de débattre de cela. Le premier ministre et le ministre de la Santé sont venus juste avant la suspension de l'Assemblée nationale, avancer devant les parlementaires leur stratégie vaccinale. Mais tout cela n'est pas déterminé. Et ce n'est pas de la responsabilité, en effet, d'un conducteur de train, ni de métro, ni de bus de vérifier si la personne a un test négatif ou si elle a été vaccinée.»

«Ce texte ne sera pas retiré»

Martine Wonner: «Tout cela est totalement ridicule et on ne peut pas aller vers de la discrimination puisque vous aurez ceux qui auraient été vaccinés, qui pourraient rentrer dans des lieux publics ou dans des transports en commun, ou voyager, monter dans des avions et ceux qui seraient, par exemple tout simplement, allergiques, qui ne pourraient pas se faire vacciner, qui ne pourraient pas accéder à tout cela. C'est de la véritable discrimination. Or, en France, les Français sont égaux en droits et nous ne pouvons pas valider cette chose. Et insister aussi, on a maintenant un recul sur différents pays qui ont commencé à vacciner, notamment l'Angleterre et les Etats-Unis, il y a des effets secondaires majeurs et je suis particulièrement inquiète. En d'autres temps, on aurait demandé aux laboratoires de suspendre la vaccination et de revenir avec l'assurance que ce vaccin que l'on peut l'utiliser sans entraîner tous ces effets secondaires à court et moyen terme, voire long terme, puisqu'on n'a absolument aucun recul. Vraiment, encore une fois, ne nous laissons pas leurrer par un ministre de la Santé qui nous confirme qu'il retire le texte. Ce texte ne sera pas retiré. Il est d'ailleurs toujours inscrit à l'ordre du jour de janvier de l'Assemblée nationale. Il sera peut être tout du moins reculé. Je vous rappelle que nous sommes en état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er avril 2021 et sans nul doute que d'ici là, le gouvernement reviendra avec ce texte qui aujourd'hui est totalement ambigu et qui doit passer absolument par un vote des parlementaires pour que les Français, une fois de plus, ne soient pas pris en otage.»



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