POLITIQUE

Publié le 19 février 2021

Crédit vidéo : France Télévisions

Source : https://france.tv/

Jean-Pierre Pernaut balance sur France 2: «Il y a eu des mensonges d'Etat»

Jean-Pierre Pernaut était l'invité d'Anne-Élisabeth Lemoine ce mercredi 17 février 2021 dans l'émission «6 à la maison».

«C'était un mensonge d'Etat. Maintenant, je fais gaffe aux infos officielles»

Jean-Pierre Pernaut: «J'ai été très marqué dans ma jeunesse par l'Etat français, nous disant que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à la frontière. C'était un mensonge d'Etat. Maintenant, je fais gaffe aux infos officielles. Désolé, je fais gaffe aux infos officielles.» Anne-Élisabeth Lemoine: «Ah mais ne soyez pas désolé !» Patrick Cohen: «Jean-Pierre, ça alors, sur Tchernobyl, ça n'a jamais été dit de cette façon-là.» Jean-Pierre Pernaut: «Ça n'a pas été dit de cette façon-là mais ça a été amené de cette façon-là.» Patrick Cohen: «Ça a été interprété par des journalistes de cette façon là et à tort, parce que les responsables de l'époque ne l'ont pas dit de cette façon-là.» Jean-Pierre Pernaut: «Je l'ai vécu, un anticyclone avait été déplacé sur les cartes de Météo France. On a fait l'enquête qu'on a diffusé quatre ans plus tard quand j'ai été à Tchernobyl, on avait enquêté là-dessus. C'est vrai qu'il y a eu des mensonges d'Etat à l'époque. Les journalistes ont dit des conneries et parce qu'on leur disait de dire des conneries. Et c'est pour ça que je me méfie toujours des infos officielles.»

«Tchernobyl aussi c'était une fausse information»

Patrick Cohen: «Dire que l'on reproche aujourd'hui aux présentateurs de JT, parfois, de faire des commentaires, Jean-Pierre !» Jean-Pierre Pernaut: «Il y en avait autrefois davantage avec Claude Darger, avec Georges de Caunes aussi. Après, ça a disparu. Il y a eu une télé où on ne dit plus grand chose. Et puis, ceux qui disent ce qu'ils pensent, ce sont des gens qui peuvent se passer d'un prompteur, un prompteur, ça tue l'émotion, ça tue le commentaire, ça tue le regard qu'on a sur les sujets. Je ne l'ai pas utilisé. Je regarde un reportage, je dis ce que je pense derrière. Quand un ministre dit une connerie, je dis que je n'ai pas compris. Voilà, je suis naturel. Tchernobyl aussi c'était une fausse information. La Corse a été particulièrement touchée par le nuage de Tchernobyl. Il y a eu des cas graves plusieurs années plus tard. On a essayé de faire taire les médecins qui le disaient.»

«J'ai vu ma fleuriste qui pleurait parce qu'elle était fermée la veille du 1er mai»

Jean-Pierre Pernaut: «Enfin, l'Etat français a menti sur l'affaire de Tchernobyl. C'est naturel de pouvoir dire, je ne sais pas, j'étais le premier quand j'ai entendu Sibeth Ndiaye, l'année dernière, dire que les masques étaient dangereux, de dire à l'antenne que ce n'était pas vrai. Tout le monde le savait mais personne ne le disait, sauf moi, donc c'est évident que ce n'est pas dangereux. Les masques, c'est le B.A.BA de la protection. Et j'étais le premier à le dire au moment où on nous disait : " Non, non les masques, il ne faut pas en mettre, c'est pas bon. " Ils auraient mieux fait de dire : " Bon, on en manque, s'il vous plait, n'en mettez pas ! " Mais pas de nous dire que c'était dangereux. C'était une connerie mais je l'ai dit à l'antenne. Je n'ai pas émis une opinion, j'ai donné une info.» Anne-Élisabeth Lemoine: «Et puis on se souvient de vos coups de gueule pendant le confinement quand vous disiez : "Dis donc, je suis allé à la pharmacie, il y avait du monde partout."» Jean-Pierre Pernaut: «Ce n'était pas un coup de gueule, c'était une remarque journalistique. J'ai vu ma fleuriste qui pleurait parce qu'elle était fermée la veille du 1er mai et à côté la jardinerie, le parking était noir de monde.»



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