SANTÉ

Publié le 01 juillet 2021

Crédit vidéo : Sud Radio

Source : https://sudradio.fr

Big Pharma: «On a eu accès à des contrats biffés» Cette députée européenne dénonce l'opacité des labos sur les contrats

Michèle Rivasi était l'invitée de l'émission «Bercoff dans tous ses états» diffusée sur Sud Radio ce mercredi 30 juin 2021.

«Des contrats biffés, raturés, noircis sur justement toutes les clauses de responsabilité des fabricants»

Michèle Rivasi: «Je vous avait dit que les députés européens n'ont pas pu avoir accès aux contrats qui liaient la Commission européenne et les laboratoires pharmaceutiques. Et pourquoi on demande l'accès à ces contrats ? Depuis janvier 2020, on interpelle la Commission et notamment la Commissaire de la santé Stélla Kyriakidou. On nous refuse depuis un an d'avoir accès à ces contrats.» André Bercoff: «Mais je croyais que vous aviez eu accès à ces contrats ?» Michèle Rivasi: «Non, on a eu accès à des contrats biffés, raturés, noircis sur justement toutes les clauses de responsabilité des fabricants. Nous, on voulait savoir si en cas d'effets secondaires les labos Pfizer, Moderna, AstraZeneca étaient responsables. Donc, au début c'était dans une salle clause, où l'on ne pouvait même pas faire des photocopies et maintenant, nous les avons sur Internet. Mais toutes ces clauses là sont noircies, donc, on ne les a pas.»

«Le fabricant s'est complètement exonéré de toute responsabilité»

Michèle Rivasi: «Et heureusement par des journalistes italiens, on a pu avoir accès à 3 contrats : AstraZeneca, Pfizer et Moderna. Des contrats qui disent qu'en en cas d'effets secondaires, les labos ne sont pas responsables de ces effets secondaires. Ils sont responsables que si le produit est défectueux, c'est-à-dire s'il y a une malfaçon sur le produit. Et alors, qui sera responsable ? Ce sont les États membres qui vont acheter les vaccins. Donc, ce sont les États membres qui vont être juge et partie puisqu'à la fois, ils vont acheter les vaccins, et d'autre part ce sont eux qui mettent en oeuvre la pharmacovigilance, c'est-à-dire, vous voyez s'il y a une relation de cause à effet entre le vaccin et l'effet secondaire. Donc, ce sont les États qui vont indemniser la victime. Et si ce sont les États qui indemnisent la victime, vous imaginez bien qu'ils ne vont pas développer une pharmacovigilance très importante. Et le fabricant s'est complètement exonéré de toute responsabilité, ce qui est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Aux Etats-Unis, les labos ne sont responsables de rien. Et alors, la cerise sur le gâteau, c'est qu'en cas de décès ou d'invalidité importante, c'est même les États et la Commission qui vont payer les actes juridiques aux fabricants. Et là, c'est la première fois que l'on voit ça.»

«Ça veut dire que l'on est des marionnettes»

André Bercoff: «Si je vous comprends bien, c'est que s'il y a un litige, ce sont les États et la Commission qui vont même payer les frais d'avocats des laboratoires pharmaceutiques ?» Michèle Rivasi: «Exactement, c'est incroyable ça. C'est un déni de démocratie pour les citoyens européens et c'est un déni de fonctionnement pour les députés européens. C'est pour cela que j'invite tous les citoyens qui nous écoutent à interpeller votre député européen en disant : " Comment se fait-il qu'il n'y a pas de transparence sur ces contrats de vaccins ? " C'est inadmissible, c'est bafouer notre travail. Donc ça veut dire que l'on est des marionnettes et que ce sont les labos, avec les États qui ont décidé d'une vaccination de masse, pourquoi pas ! Mais le problème quand même, c'est qu'il faut qu'on sache les tenants et les aboutissants, si jamais il y a des effets secondaires ou des décès.» André Bercoff: «Il est temps que les marionnettes se rebellent et les marionnettes, c'est aussi nous !»



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