SANTÉ

Publié le 26 avril 2021

Crédit vidéo : BFM

Source : https://bfmtv.com/

Ce professeur l'avoue: «Dans mon entourage, des personnes vaccinées ont attrapé la maladie»

Le professeur Éric Caumes était l'invité d'Apolline de Malherbe ce lundi 26 avril 2021 sur la chaîne BFM TV.

«J'ai déjà des cas dans mon entourage, des personnes vaccinées qui ont attrapé la maladie»

Apolline de Malherbe: «C'est vrai que l'on entend beaucoup parler de la couverture vaccinale. Mais vous vous insistez à chaque fois sur la couverture naturelle en plus de la couverture vaccinale de l'ensemble de ceux qui ont eu la maladie et qui, par-conséquent, ne l'auront plus. Est-ce que l'on est vraiment sûr de ça ?» Pr Éric Caumes: «Non. On est même quasiment sûr du contraire. C'est-à-dire que les personnes qui ont été immunisées, soit parce qu'ils ont acquis la maladie, soit parce qu'ils ont été vaccinés, ces personnes-là, malheureusement, pourront attraper une nouvelle fois le virus. Mais finalement, ce n'est pas très important s'ils ne font pas de maladies graves. C'est-à-dire s'ils ne rentrent pas à l'hôpital et encore moins s'ils ne rentrent pas en réanimation.» Apolline de Malherbe: «Je voudrais que l'on comprenne bien ce qui se passe là. Ça veut dire que si on a eu le coronavirus : on est protégé pendant un certain temps, ensuite on peut le rattraper, mais on est quasiment sûr de ne plus faire de formes graves ?!» Pr Éric Caumes: «Malheureusement, non. Je ne peux pas vous dire que l'on est quasiment sûr de ne pas faire de formes graves. Je pense et j'espère. Alors après, quelle est la part de l'espérance et quelle est la part de la réalité ? C'est un peu trop tôt pour le dire. Mais je pense que l'on ne fera pas de formes graves. On le réattrapera, on fera des formes bénignes. J'ai déjà des cas dans mon entourage, des personnes vaccinées qui ont attrapé la maladie. Et même le variant sauvage, pas forcément le variant mutant. On pourra plus facilement s'infecter avec des variants qu'avec le virus sauvage.»

«J'ai toujours dit qu'il n'y avait pas eu de preuves scientifiques établies et que le virus se transmettait à l'extérieur»

Apolline de Malherbe: «Attendez ! Ce que vous nous dites c'est que vous connaissez des gens qui ont été vaccinés et qui, malgré tout, ont contracté la maladie ?! Ça ne vous inquiète pas plus que ça ?» Pr Éric Caumes: «Non, parce que ce sont des gens qui n'ont pas fait de maladies graves. Et finalement, c'est ça qui est important. On va s'immuniser progressivement de toute façon, c'est ça la réalité. La réalité c'est qu'on va s'immuniser progressivement, tous ensemble contre ce virus. Et dans quelques mois, on n'en entendra plus parler. Ce sera une maladie devenue banale, chez les enfants, et c'est comme ça que ça va se terminer.» Apolline de Malherbe: «Continuer à porter le masque à l'intérieur mais il y a cette question qui, quand même, commence à se poser. Est-ce qu'il faut vraiment le porter en extérieur ? Est-ce que l'on a déterminé que c'était absolument utile ? Quand on voit désormais qu'il est obligatoire, y compris sur les plages, est-ce vraiment nécessaire ?» Pr Éric Caumes: «J'ai été relativement constant dans ce que j'ai dit sur la transmission à l'extérieur. J'ai toujours dit qu'il n'y avait pas eu de preuves scientifiques établies et que le virus se transmettait à l'extérieur. Je pense que ça a même été une erreur stratégique depuis le début, à savoir de confondre l'extérieur et l'intérieur. Et qu'on ait abouti à un paradoxe qui était que les gens se protégeaient parfois plus à l'extérieur qu'à l'intérieur. Or, c'est à l'intérieur que se passent les contaminations.»

«Le masque sur les plages ou le masque en forêt, ça n'a aucun sens!»

Apolline de Malherbe: «Oui, car quand on rentre chez soi, on enlève le masque.» Pr Éric Caumes: «Oui, exactement. Et si on n’aère pas les fenêtres ça favorise les transmissions à l'intérieur.» Apolline de Malherbe: «Vous l'avez déjà dit plusieurs fois, mais la question se pose à nouveau aujourd'hui. Parce qu'on voit quand même certains pays qui commencent à renoncer à ce port du masque en extérieur. Est-ce qu'au fond, si ça ne tenait qu'à vous, vous diriez : 'Franchement le masque sur les plages ou le masque en extérieur, ça n'a pas de sens !".» Pr Éric Caumes: «Le masque sur les plages ou le masque en forêt, ça n'a aucun sens ! Enfin, je le pense sérieusement.» Apolline de Malherbe: «C'était quoi ? C'était du placébo ?» Pr Éric Caumes: «Non, ce n’était pas du placébo, je n'ai jamais compris. Je pense que c'était une difficulté à expliquer aux personnes la différence entre l'extérieur et l'intérieur. Mais je n'ai jamais compris personnellement pourquoi on a mis les deux sur le même plan.»



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