SANTÉ

Publié le 02 mai 2021

Crédit vidéo : C8

Source : https://c8.fr/

Cet avocat recadre un professeur: «Tout ça, c'est du cinéma... On prend les Français pour des cons»

L'avocat Fabrice Di Vizio était l'invité de l'émission «TPMP» diffusée ce jeudi 29 avril 2021 sur C8.

«Passer le couvre feu de 19 heures à 21 heures, va changer la donne?»

Pr Bruno Megarbane: «Tout le monde n'est pas dehors au 15 mai. En fait, un certain nombre de mesures seront toujours en place, et notamment le couvre feu qui est le plus important, qui va permettre de contenir la progression des choses.» Fabrice Di Vizio: «Excusez moi, ça je ne peux pas le laisser dire, docteur. Je veux dire pardonnez moi mais on en a déjà discuté ici plein de fois. Mais vous ne pouvez pas dire, aujourd'hui, aux Français, que le couvre feu, alors qu'on sort d'un mois de confinement, que le couvre feu est celui qui va changer la donne. Enfin, restons sérieux, s'il vous plaît. Passer du couvre feu à 19 heures à 21 heures va changer la donne, avez vous la moindre étude sur la question, des études un peu sérieuses sur la question? Je veux bien en débattre. Je suis l'homme du débat et je veux bien en débattre.»

«On prend les Français pour des cons»

Cyril Hanouna: «Je vous sens vraiment résigné, vous.» Fabrice Di Vizio: «Non, mais si vous voulez, un moment donné, on prend les Français pour des cons, cela suffit. Je veux dire, c'est comme le coup du masque en extérieur. On attend quoi pour l'enlever ? Je suis dans la même situation que tous les Français. Je suis passé par la phase de colère. Et puis maintenant, je passe par la phase de résignation. On se fout de notre gueule et je l'accepte. Arrivé à un moment donné, vous savez, je pense qu'il y a aussi une dynamique de résignation. Moi, je m'en fous à la limite au bout d'un moment. Comme vous le dites, moi, je monte à cheval, cela n'a rien perturbé de mon activité, je monte à cheval. Je fais du télétravail depuis tout le temps entre les États-Unis, la France. Je m'en fous. Parce qu'arriver à un moment donné, chercher une logique dans cette histoire, c'est prendre le risque de devenir fou, dingue.»

«Tout ça, c'est du cinéma»

Fabrice Di Vizio: «Je n'accepte pas ce risque parce que concrètement, c'est du cinéma. Tout ça, c'est du cinéma. Mais enfin, je veux dire, réfléchissons deux minutes. Les promesses vont être tenues. J'entends çà et là dire, les promesses vont être tenues. Donc, si je comprends bien, si demain ce que je n'espère pas, nous avons une reprise épidémique majeure, ce que je n'espère évidemment pas, nous allons quand même continuer à maintenir les mesures. C'est ça qu'on est en train de me dire. On donne de l'espoir. Merci, gentil président de la République de nous donner de l'espoir. Moi, j'aurais préféré qu'il nous donne des solutions, mais là, il nous donne de l'espoir. Vous êtes tous devenus fous. On a basculé dans le monde, d'après. Dans l'ère du post, le post droit, le post sanitaire, le post logique. On est dans le monde d'après. Un président de la République, un gouvernement n'est pas là pour nous donner de l'espoir, il est là pour nous apporter des solutions. Et aujourd'hui, des solutions, et bien, mi, je n'en vois pas. Il n'y a pas de solutions de lutte contre l'épidémie, il n'y en avait pas hier. Il n'y en aura pas demain.»



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