SANTÉ

Publié le 09 mai 2021

Crédit vidéo : 39.9 L'actu brûlante

Source : http://bit.ly/2KySDkC

Fabrice Di Vizio tire la sonnette d'alarme: «On est en train d'avoir un recul des libertés fondamentales»

L'avocat Fabrice Di Vizio était l'invité de la journaliste Jeanne Baron pour son émission «39.9 L'actu brûlante» de ce dimanche 9 mai 2021.

«C'est l'instrumentalisation du Covid»

Jeanne Baron: «C'est un rapport qui, malheureusement, est édifiant. Et encore une fois, je vais en citer l'un des passages, il dit : " La plupart des États ont utilisé ou industrialisé le coronavirus, ou ont été incapables de gérer son impact sur les plus vulnérables. Le coronavirus a amplifié les inégalités et les discriminations qui étaient déjà sur place. " Votre avis sur la question?» Fabrice Di Vizio: «Mon avis, c'est que, alors je vais vous dire, d'abord, l'ONU a dit la même chose. Ensuite, cette présentation est stupide.» Jeanne Baron: «De l'ONG ?» Fabrice Di Vizio: «Ouai. Ce n'est pas Covid qui vient favoriser les inégalités. Le Covid c'est une maladie. C'est la gestion du Covid qui vient favoriser les inégalités. C'est l'instrumentalisation du Covid.»

«On est en train d'avoir un recul des libertés fondamentales sous prétexte de l'épidémie»

Jeanne Baron: «C'est ce qu'elle explique.» Fabrice Di Vizio: «Effectivement, mais ce n'est pas le Covid, mais c'est l'instrumentalisation du Covid. On est en train d'avoir un recul des libertés fondamentales sous prétexte de l'épidémie, premier élément. Deuxième élément les enfermistes, qui ne jurent que par le confinement, eux, ont parlé de bénéfices-risques tout à l'heure. Ils s'intéressent aux risques, notamment celui là ? Ils s'y intéressent aux risques du confinement ? A quel moment on a décidé, dans cette crise, que l'Etat de droit se mettait entre parenthèses à la faveur de la crise sanitaire ? Est-ce qu'à chaque fois que l'on va traverser une crise, on va décider que l'Etat de droit, que les fondements civilisationnels soient mis entre parenthèses ? Et pour combien de temps, pendant, effectivement, la gestion de la crise ?»

«On est en train de vivre un tournant civilisationnel»

Fabrice Di Vizio: «Ce n'est pas pensable et c'est très inquiétant ce qui est en train de se passer. On est en train de vivre un tournant civilisationnel auquel, un, je ne pensais pas assister de mon vivant. Je ne pensais pas que les fondements de l'Etat de droit pour lesquels j'ai combattu en tant qu'avocat, ma profession en l'occurrence, a mené un combat durant cette année à travers les ordres professionnels exceptionnel. Deuxième élément, je ne pensais pas, de mon vivant, que nous allions abroger les fondements historiques de la civilisation. On rappelle que cette crise, elle n'est dans l'histoire civilisationnelle qu'une parenthèse. Elle finira.» Jeanne Baron: «Votre point de vue sur l'état d'urgence qui vient encore d'être prolongé. Combien de temps cela peut-il durer ?» Fabrice Di Vizio: «Ouh la la, une éternité. Mais le pire n'est jamais certain. Vigipirate, c'était censé durer combien de temps ? Trois mois. On y est encore. La vignette, c'est ce que j'appelle la théorie de la fiscalité. On ne supprime jamais un impôt, on le remplace ou on en ajoute un.»



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