SANTÉ

Publié le 05 avril 2021

Crédit vidéo : BFM

Source : https://bfmtv.com/

«Lamentables et débiles» Philippe Etchebest fustige les dîners clandestins bourgeois

Le restaurateur Philippe Etchebest était l'invité de l'émission «Le Live Toussaint» diffusée sur M6 ce lundi 5 avril 2021.

«Lamentables et débiles»

Ronald Guintrange: «Je pressens votre réaction à la vue de cette polémique, de ces faits présumés.» Philippe Etchebest: «Lamentables et débiles. Franchement, franchement, quelle image on va ressortir de cela, nous les restaurateurs ? On s'est battu avec mon groupe de travail pendant des mois pour obtenir des aides. On fait tout aujourd'hui pour essayer et faire en sorte d'avoir des réouvertures rapides et normales, on va dire. Et aujourd'hui, il y a une poignée d'individus qui salissent notre profession, ce qui n'est pas normal. Et on montre ça aujourd'hui. Il faudrait montrer peut être, en règle générale, ceux qui respectent justement ces règles là. Ceux qui défendent tout ça, et ils sont beaucoup plus nombreux, je peux vous assurer, que ces gens qui font tout et n'importe quoi, c'est lamentable. Je suis vraiment très en colère par rapport à ça.»

«Nous respectons les règles»

Ronald Guintrange: «On peut comprendre évidemment votre réaction, mais est-ce que vous aviez entendu parler de ce type d'événement, ministre ou ministre, à savoir des dîners dans des beaux endroits qui réunissent plus de six personnes, avec une absence de distanciation sociale ?» Philippe Etchebest: «Très honnêtement, non. J'ai vu des images effectivement pas plus tard qu'hier et je suis vraiment choqué de ça. Après, il y en aura toujours qui essaieront peut-être de tricher, mais il faut le dénoncer. Ces gens là doivent être punis parce qu'ils renvoient une image d'une profession, en règle générale, qui respecte tous cela et qui défend des valeurs et qui prône justement le fait que nous ne sommes pas dangereux. Nous respectons les règles. Alors, s'il y a d'autres gens qui vont à l'encontre de ça, ce n'est pas normal et il faut qu'ils soient punis.»

«Il faut que maintenant, on arrive à avoir des ouvertures définitives»

Ronald Guintrange: «Le propre de cette crise, c'est qu'elle a contraint certains restaurateurs à évoluer, notamment en livrant plus à domicile, dans le respect, évidemment, des gestes barrières, mais est-ce que c'était le début du dérapage progressif potentiel, selon vous?» Philippe Etchebest: «Le dérapage, il est pris par ceux qui veulent le prendre le risque de le faire. Aujourd'hui, les restaurateurs ont dû faire preuve de résilience et s'adapter aux conditions, la vente à emporter a été un moyen de pouvoir tenir à flot les entreprises. Donc il fallait le faire. Mais il ne faut pas pour autant aller plus loin et sortir du cadre, ça doit se faire par paliers. Rouvrir les terrasses dans un premier temps, ça va concerner à peine 40 % des restaurateurs. Mais je crois qu'il y a justement ces phases qui disent qu'au bout de 15 jours, ce seront les salles de restaurant avec une jauge à 50 % plus les terrasses. Et après, il y aura l'ensemble des restaurants qui pourront rouvrir, mais toujours avec des mesures restrictives sanitaires. Il faut passer par des paliers, je pense, pour essayer, pour tester, pour ne pas que l'on puisse refermer encore derrière parce que le stop and go, ça suffit. On ne peut pas rouvrir nos établissements comme ça et les refermer du jour au lendemain. Il faut que maintenant, on arrive à avoir des ouvertures définitives, progressives, certes, mais il ne faut plus que l'on revienne en arrière.»



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