SANTÉ

Publié le 12 décembre 2020

Crédit vidéo : LCI

Source : https://www.lci.fr/

Le professeur Caumes dénonce les effets du vaccin Pfizer

Le professeur Éric Caumes était l'invité de David Pujadas ce mercredi 9 décembre 2020 sur LCI.

«Il fait des annonces»

David Pujadas: «Ce n'est pas tellement au médecin que je m'adresse, mais au chef de service, à celui qui a l'habitude d'imaginer la place de la médecine dans la société. Est-ce que cela vous semblait être une bonne idée et surtout, ça vous semble être praticable ? Comment dire, jouable ? L'idée, pas d'un contrôle mais d'une consultation d'un groupe de citoyens à tous les moments importants de la vaccination.» Professeur Caumes: «Honnêtement, j'ai aucune idée, je n'ai pas réfléchi à ça. Bon, je remarque que que quasiment à chaque fois qu'il nous parle, il nous sort un comité Théodule. C'est ce qui me vient un peu à l'esprit. Il fait des annonces : en décembre honnêtement, le vaccin pour décembre. Mais moi, franchement...»

«Je trouve qu'il y a, là encore, un excès de précipitation»

David Pujadas: «Vous n'y croyez pas?» Professeur Caumes: «Ben non, mais on n'a même pas encore les études. Vous vous rendez compte, on n'a même pas encore les études ? C'est-à-dire que l'on parle de choses qui restent vues à travers des communiqués de presse de laboratoires pharmaceutiques. Je ne comprends, honnêtement, je n'arrive pas à suivre.» David Pujadas: «On a entendu dire que l'Allemagne pourrait démarrer le 15 décembre si l'Autorité européenne du médicament valide d'ici là.» Professeur Caumes: «Oui, mais vous savez, vous croyez qu'ils vont faire ça en 15 jours ? C'est quand même difficile d'analyser l'efficacité et la toxicité d'un médicament, d'un vaccin. Après, si jamais il y a un pépin, on va nous reprocher d'être allé trop vite et ça va condamner complètement les vaccinations pour des décennies, pour des maladies qui sont mortelles dans 100 % des cas comme la rage. Mais ce n'est pas possible. Je trouve qu'il y a, là encore, un excès de précipitation même si je suis bien conscient de la gravité de la maladie, attention. Il y a quand même un excès de précipitation. Moi, je n'ai toujours pas vu les études publiées de toxicité et d'efficacité des deux vaccins dont on parle le plus, le vaccin américain est le deuxième vaccin américain.»

«On n'a même pas les résultats de ces études»

David Pujadas: «On ne se rend pas bien compte de ce qu'est le travail de validation d'une autorité médicale, que ce soit au niveau national ou au niveau européen. C'est un travail approfondi ou c'est simplement regarder les résultats dont vous parlez ? On essaie de savoir s'ils sont correctement restitués ?» Professeur Caumes: «Oui, c'est ça. On lit des pages et des pages et des dizaines de pages de documents. L'étude X, l'étude Y, l'étude Z et puis on en fait la synthèse. Et puis, on voit ce qui s'en dégage.» David Pujadas: «Mais est-ce que l'essentiel, finalement, de l'avis qu'on peut se faire sur un vaccin, n'émane pas déjà des phases 3 des deux vaccins dont vous parlez ?» Professeur Caumes: «Bien évidemment, oui. Mais pour l'instant, on n'a même pas les résultats de ces études. On n'a que des communiqués de presse de laboratoires pharmaceutiques.»

«Pour l'instant, ça a été les PDG des laboratoires respectifs qui ont engrangé des millions d'euros»

David Pujadas: «Et quand on dit ce sont des comités indépendants au sein de ces labos qui sont chargés d'évaluer ces résultats donc leur signature fait foi.» Professeur Caumes: «Non, mais ça, c'est vrai, effectivemen. Quand il y a des essais thérapeutiques ou des essais vaccinaux, il y a des comités indépendants qui jugent l'avancée de l'essai et le succès ou l'échec de l'essai, parce que si on se rend compte d'un échec précoce, on arrête les essais avant d'aller jusqu'au bout. Si on se rend compte autant d'un succès, dans ces cas-là, on va jusqu'au bout. Pour l'instant, les comités indépendants de ces essais ont dit que ça a l'air de marcher donc on va jusqu'au bout. Mais pour l'instant, c'est tout ce qu'on a. Et on a des communiqués de presse de ces labos, il y a une surcommunication. Je vous rappelle que le principal bénéfice, pour l'instant, ça a été les PDG des laboratoires respectifs qui ont engrangé des millions d'euros. Des millions d'euros en l'espace d'une minute.»

«Je pense qu'on ne peut pas rendre le vaccin obligatoire»

David Pujadas: «C'est très intéressant. Donc, vous pensez qu'on risque d'aller trop vite ?» Professeur Caumes: «Oui, je pense qu'on risque d'aller trop vite. Absolument. Je suis désolé de prendre le contre-courant de ce que pensent beaucoup de gens qui ont envie d'aller dans la précipitation. Ce que je comprends pour des raisons médicales et pour des raisons économiques. Mais attention au revers de la médaille.» David Pujadas: «Sur cette question du vaccin obligatoire, vous, votre position là-dessus ?» Professeur Caumes: «Non, je pense qu'on ne peut pas rendre le vaccin obligatoire, ça va devenir contreproductif. Et en plus, vous savez, c'est un vaccin d'un type unique. C'est un vaccin révolutionnaire. Il n'y a aucun vaccin de ce type existant à l'heure actuelle, nulle part dans le monde. Donc c'est un nouveau type de vaccin. Donc le COVID va permettre d' " expérimenter " un nouveau type de vaccin révolutionnaire qu'on n'a jamais utilisé, c'est-à-dire des vaccins à base de matériel génétique ARN ou ADN. Ça n'a jamais été fait.» David Pujadas: «Ca rend d'autant plus difficile de le rendre obligatoire.» Professeur Caumes: «Je pense.»



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