SANTÉ

Publié le 08 juin 2021

Crédit vidéo : LCI

Source : https://lci.fr/

Martin Blachier l'assume: «J'ai toujours dit que si on me le proposait pour mes enfants, je ne le ferais pas !»

Le docteur Martin Blachier était l'invité de l'émission «24H Pujadas» diffusée ce lundi 7 juin 2021 sur LCI.

«J'ai toujours dit que si on me proposait de vacciner mes enfants, je ne le ferais pas !»

André Bercoff: «C'est vraiment une question de ressenti, je reviens à ça, je ne vais pas discuter médecine. C'est que je crois que les mêmes personnes qui disent ça, auraient intérêt à dire : "Arrêtez de nous dire que vous allez vacciner les 6 à 12 ans".» Martin Blachier: «Mais moi, je l'ai toujours dit. J'ai toujours dit que si on me proposait de vacciner mes enfants, je ne le ferais pas ! Donc je l'assume.» André Bercoff: «Pourquoi vous ne le feriez pas ?» Martin Blachier: «Parce qu'ils n'en n'ont pas besoin et que comme je pense qu'on n'atteindra pas l'immunité collective, je pense que ce n'est pas la bonne voie qui est à suivre. Je pense qu'ils n'auraient aucun intérêt à en bénéficier. Je ne vois pas pourquoi je les vaccinerais alors que la population vulnérable n'est pas vaccinée. Je n'ai pas peur de le dire.»

«L'Unicef et l'OMS on dit qu'il fallait axer la campagne de vaccination sur les populations vulnérables»

David Pujadas: «Il pense (Martin Blachier) que le service rendu par cette vaccination des plus jeunes, n'est finalement relativement peu de chose par rapport à ce que serait le service rendu par la vaccination des vulnérables.» Martin Blachier: «L'Unicef et l'OMS on dit qu'il fallait axer la campagne de vaccination sur les populations vulnérables. Et le président Macron avait lui-même dit : " Avant de vacciner nos enfants qui ne sont pas concernés par la maladie, on ferait mieux de vacciner les populations vulnérables partout dans le monde. " Tout le monde est d'accord là-dessus.»

«L'Union européenne refuse le vaccin obligatoire»

André Bercoff: «Mais vous avez vu que l'Union européenne refuse le vaccin obligatoire. Là, ils ont dit qu'ils refusaient le vaccin obligatoire. Mais je vais vous dire simplement, c'est tellement important de dire : "Attendez, les jeunes ça va, ils n'ont pas besoin de ça". Ce que vient de dire Martin Blachier et les autres, on ne l'entend pas, on ne l'entend pas assez. C'est très important qu'on l'entende plus.» David Pujadas: «Dernier point, Nicolas, comment on fait ?» Nicolas Bouzou: «Et bien, moi, je suis depuis le début favorable à ce que l'on appelle : le pass sanitaire. C'est-à-dire que je suis entièrement d'accord avec ce que dit le professeur Nisand, on a des devoirs quand on est français. Surtout au vu de la période que l'on vient de passer.»

«Non, ils ont arrêté parce que l'épidémie a été jugulée»

André Bercoff: «Pardon, mais on fait comment ? On va chercher les patients chez eux en leur disant : "Regardez, je vous amène le vaccin et vous n'avez pas le choix ? ".» André Bercoff: «Nicolas, on en a parlé la semaine dernière, Israël refuse le pass sanitaire.» Nicolas Bouzou: «Non, ils ont arrêté parce que l'épidémie a été jugulée, mais là, ils ont eu tout à fait raison. Ça prouve bien, d'ailleurs, que tous ceux qui nous expliquent (y compris chez certains de mes amis libéraux) que les États jouissent à l'idée de mettre en oeuvre des mesures de restriction qui vont laisser éternellement. C'est complètement faux. Dès que les États peuvent les lever, c'est ce qui se passe en Israël, ils les lèvent. Donc, il n'y a absolument aucun problème.»

«On peut parfaitement imaginer qu'un certain nombre de lieux publics ne soient pas ouverts à des gens»

David Pujadas: «Mais comment vous imaginez ça, la vaccination obligatoire des plus anciens ou de ceux qui ont des comorbidités ?» Nicolas Bouzou: «Comme je vous le disais, les enfants, par exemple, vous avez un certain nombre de vaccination qui sont obligatoires pour les enfants et quand ils sont scolarisés, ils doivent présenter un carnet de vaccination. Donc, on peut parfaitement imaginer qu'un certain nombre de lieux publics ne soient pas ouverts à des gens dans une population définie. Je pense que ce qu'a dit Rokhaya tout à l'heure est très important et je n'aime pas le manque de rigueur. Peut-être que du point de vue juridique, en effet, il y a des écueils que je n'ai pas en tête quand même, pour donner la "big picture", comme on dit en très bon français. Mais voilà, je pense que l'on peut parfaitement dire non, il y a des choses que l'on ne peut pas faire quand on n'est pas vacciné, alors que la vaccination est obligatoire.»



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