SANTÉ

Publié le 15 février 2022

Crédit vidéo : Sud Radio

Source : https://sudradio.fr/

«On a viré dans une espèce de délire hygiéniste» Gérald Kierzek sans détour sur la crise

Gérald Kierzek était l'invité de l'émission «Bercoff dans tous ses états» diffusée sur Sud Radio ce mardi 15 févier 2022.

«On a viré dans une espèce de délire hygiéniste»

André Bercoff: «Il y a eu cette espèce d'angoisse incroyable pendant deux ans, pas seulement en France d'ailleurs, mais partout.» Gérald Kierzek: «Il y a une espèce d'angoisse hygiéniste. On a viré dans une espèce de délire hygiéniste, dans un discours très alarmiste, très anxiogène. Et donc, le problème de ce climat d'angoisse, de délire hygiéniste, c'est qu'au lieu d'arriver à un point d'équilibre en disant : il faut des mesures raisonnables, on se lave les mains, on ouvre les fenêtres, etc. On est parti dans un espèce de délire de gens avec des masques FFP2, de gens avec des visières. Rappelez-vous, au début, on désinfectait les courses, etc. Il y a encore des gens qui sont dans cet état là. Je parle d'État parce que c'est un état psychologique qui les a mis en situation de vulnérabilité. Alors, je disais en rigolant on a fabriqué une génération spontanée d'hypocondriaques. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui sont devenus hypocondriaque, il faut revenir à un point d'équilibre.»

«On est parti sur de l'émotion, sur de la peur»

Gérald Kierzek: «La vie et bien, il y a des microbes vous savez là sur la table devant moi, quand je touche, il y a plein de microbes. Sur ma peau, il y a plein de microbes. Ce sont même les microbes, les bactéries qui vont me permettre de cicatriser si je me brûle ou si je me fais une blessure. Ce n'est pas toujours des microbes qui sont pathogènes, comme on dit, qui vont entraîner des maladies. Et cet équilibre là, on l'a complètement oublié, c'est-à-dire qu'on a oublié la raison, on est parti sur de l'émotion, sur de la peur, sur un égrainage de victimes à la télévision.» André Bercoff: «Cette comptabilité mortifère.» Gérald Kierzek: «Oui. Alors au début, on avait peut être des raisons d'avoir peur. Rapidement, on a compris que ça n'allait pas être le cas et qu'il fallait, au contraire, être dans l'effet placebo et être dans l'optimisme. Le pessimisme tue, l'optimisme peut sauver des vies.»
 



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