SANTÉ

Publié le 18 mai 2022

Crédit vidéo : CNews

Source : https://cnews.fr/

Port du masque et troubles chez les enfants : le constat édifiant de Marie-Estelle Dupont

Marie-Estelle Dupont était l'invitée de l'émission « L'Heure des pros » diffusée sur CNews ce jeudi 12 mai 2022.

« Des crises d'angoisse, des troubles de type phobie scolaire, de l'anxiété, des troubles du sommeil... »

Marie-Estelle Dupont : « Vous avez parlé d'hostilité de ma part. Il n'y a pas d'hostilité de ma part. J'ai été la première, au moment du tout premier confinement, à penser que les gens allaient trouver des ressources. Je ne m'attendais pas du tout au constat psychiatrique que j'ai fait, dont j'avais parlé dès la rentrée de septembre 2020, notamment sur RTL, sur le fait que les Français allaient mal. Le problème du masque, la Société française de pédiatrie l'a rappelé, c'est que 81 % des enfants présentent des symptômes physiques ou psychiques liés au port du masque. » Pascal Praud : « 81 % ? » Marie-Estelle Dupont : « 81 %. » Pascal Praud : « Mais quoi comme symptômes ? » Marie-Estelle Dupont : « Des céphalées, la buée sur les lunettes qui ralentit l'apprentissage, parfois des crises d'angoisse, des troubles de type phobie scolaire, de l'anxiété, des troubles du sommeil, une augmentation très importante des troubles alimentaires, une peur, une difficulté à décoder les émotions de l'autre et donc une peur de l'autre, un climat de méfiance, un climat anxiogène qui n'a pas sa place à l'école, où en tant qu'adultes, nous avons la responsabilité de gérer nos peurs, je le rappelle, d'élever nos enfants, et non pas de s'appesantir sur eux. »

« Mais que va-t-il se passer à la rentrée ? »

Pascal Praud : « Il y a très peu d'études qui ont... » Marie-Estelle Dupont : « Donc ce n'est pas de l'hostilité, c'est pour les enfants, pas contre. » Pascal Praud : « Vous savez bien que je peux vous rejoindre sur ces thèmes que vous avez développés. Mais il y a des études là-dessus ? Parce qu'on a l'impression que c'est complètement... Et pourquoi est-ce qu'elles ne sont pas portées par des voix... ? » Marie-Estelle Dupont : « Oui, il y a des études, énormément d'études, énormément de témoignages. Pourquoi elles ne sont pas portées ? Mais ça fait des mois que l'on se bat, il y a des mouvements : " Les mamans louves ", par exemple, qui se battent pour la levée du protocole sanitaire. Le docteur Martin Blachier et moi-même avons lancé une pétition pour qu'on arrête ce protocole sanitaire. » Pascal Praud : « Bah là, il est arrêté. » Marie-Estelle Dupont : « Alors, là, il est arrêté. Mais que va-t-il se passer à la rentrée ? Parce qu'aujourd'hui, on nous parle de la levée du port du masque dans les transports. »

« Si on a une gestion mondiale de notre système de santé, je pense que nos libertés vont être encore plus restreintes »

Marie-Estelle Dupont : « Mais aujourd'hui, on est le 12 mai, et le 12 mai, c'est aussi le deuxième sommet mondial sur la gestion des pandémies, sur le covid. Donc, ça peut très bien être une décision de l'OMS qui impose aux États certaines mesures par rapport à la gestion de la pandémie. Alors beaucoup vont s'en féliciter en disant " c'est formidable, c'est une pandémie, il faut uniformiser ". Mais le problème, c'est la menace démocratique, philosophique, que ça fait peser. Parce que la démocratie, c'est quand même la souveraineté d'un peuple au sein de frontières. Donc, si on a une gestion mondiale de notre système de santé, je pense que nos libertés vont être encore plus restreintes. Donc, je ne suis pas particulièrement réjouie qu'on enlève le masque dans le bus. Oui, c'est une évidence. On ne va pas se féliciter d'une évidence. » Pascal Praud : « Non, mais il est possible quand même qu'on voie aujourd'hui cette crise différemment, qu'on se rende compte qu'on est sans doute allé trop loin et que le bon sens revienne un petit peu. C'est le sentiment que j'ai. C'est le sentiment que j'ai aujourd'hui. » Marie-Estelle Dupont : « Bah, c'est bizarre, parce que j'ai l'impression qu'on est en train de nous parler de la quatrième dose pour la population générale, de la vaccination des 5-11 ans... On fait des essais chez Moderna pour la vaccination que des 6 mois-5 ans, alors qu'on avait dit que Moderna n'était pas recommandé aux moins de 30 ans. »

« On est dans les conséquences de la gestion de la pandémie »

Pascal Praud : « On se rend compte que ce vaccin n'empêche pas la... Je ne suis pas sûr que l'on referait... » Philippe Guibert : « Il protège des formes graves. Et c'est grâce à lui qu'on s'en sort. » Pascal Praud : « Je ne vais pas dire que vous n'en savez rien, mais bon... » Philippe Guibert : « Mais si. » Marie-Estelle Dupont : « Pascal, je crois que c'est un leurre de penser que parce qu'au moment des élections, on a levé le passe sanitaire pour des raisons électorales et avec l'arrivée des beaux jours, on va être débarrassé de la question du covid l'année prochaine. Je ne crois pas. On parle toujours des dégâts du covid, mais il y a les dégâts sanitaires des mesures liées au covid. Et même si, en ce moment, les gens pensent moins au covid parce que c'est les beaux jours, mais ils vont y repenser à la rentrée, je pense. Les Français ne vont pas très bien, ils dorment très très mal. On a tous des demandes pour des troubles du sommeil, ils n'ont pas le moral, ils n'arrivent pas à se projeter. » Philippe Guibert : « Là, ce n'est plus la pandémie, là. » Marie-Estelle Dupont : « Eh bien, on est dans les conséquences de la gestion de la pandémie, dans la difficulté à se projeter, dans la perte de repères, etc. Et moralement, les gens ne vont pas bien. » Philippe Guibert : « Je pense qu'il y a d'autres raisons. » Marie-Estelle Dupont : « Ils sont tristes, fatigués, ils ont du mal à se projeter. »



Partager cette page