SANTÉ

Publié le 19 décembre 2020

Crédit vidéo : France Soir

Source : https://www.francesoir.fr/

Pr Perronne sanctionné «On veut me faire taire»

Le professeur Perronne était l'invité ce vendre 18 décembre de Richard Boutry sur le plateau de France Soir.

«Pour moi, c'est un grand scandale»

Richard Boutry: «Le professeur Perrone a été convoqué ce matin par Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP, pour lui annoncer précisément qu'on ne le démettait pas forcément officiellement de ses fonctions mais qu'on lui a enlevé en tout cas une grosse partie de ses prérogatives. Alors pourquoi professeurs? Que s'est il passé exactement?» Pr Perronne: «Effectivement, Martin Hirsch m'a remis une lettre comme quoi j'étais démis de mes fonctions de chef de service. Donc, je ne suis pas démis de mes fonctions de médecin ni de professeur d'université. Mais sur des arguments que j'ai, j'ai eu des propos publics qui déplaisaient. On est rentré dans un monde politico-médiatique ou institutionnel qui est terrible. Comment peut-on radier un médecin de sa chefferie de service juste parce qu'il a eu des propos qui déplaisaient ? Pour moi, c'est un grand scandale parce que c'est une atteinte directe à la liberté d'expression. Si vous regardez, personne ne peut me mettre en défaut là dessus, je n'ai jamais changé de discours depuis le mois de mars jusqu'à aujourd'hui. J'ai toujours tenu le même discours et ça, ça dérange beaucoup parce qu'on veut me faire taire, parce que j'ai quand même un parcours, j'ai conseillé beaucoup de gouvernements, etc, avec des actions très positives : j'ai travaillé à l'OMS, j'ai travaillé dans toutes les institutions françaises médicales j'étais Président du Collège des professeurs de maladies infectieuses.»

«Il y a une forme de dictature»

Richard Boutry: «Vous avez une notoriété internationale reconnue.» Pr Perronne: «Voilà ! Et donc je sais que ma parole dérange. Et comme ils n'ont pas d'arguments scientifiques, mes opposants n'ont aucun argument scientifique, tout ce qu'ils savent dire c'est que Perronne dit n'importe quoi, Perronne a diffamé. Je n'ai jamais diffamé. Moi, je demande qu'on me montre aujourd'hui, soit un texte écrit, soit un texte vidéo où j'aurais diffamé quiconque. C'est faux. Il y a une forme de dictature parce qu'on vit dans une situation d'état d'urgence permanent. On ne peut plus s'exprimer. Tous les collègues qui osent affronter un petit peu ce que racontent les autorités sont condamnés. On met Fourtillan en psychiatrie, Raoult en attaque pour charlatanisme. Mais où est-on aujourd'hui ? On n'a plus le droit de s'exprimer ? Moi, je suis professeur d'université, je suis fier de l'être. J'ai le soutien de tout mon service. Moi, j'ai appris par la bande que Martin Hirsch voulait me supprimer ma chefferie de service mais la procédure est inique parce que je n'ai même pas été prévenu avant, mais des gens de mon service étaient prévenus.»

«Dans n'importe quelle entreprise, si vous voulez virer quelqu'un, vous le convoquez»

Richard Boutry: «C'est ça, quand on renvoie quelqu'un. normalement, il y a toute une procédure et cette procédure aujourd'hui n'a pas été suivie.» Pr Perronne: «Je ne sais pas, dans n'importe quelle entreprise, si vous voulez virer quelqu'un, vous le convoquez, vous lui dites : " Vous avez commis des erreurs. Expliquez vous devant vos collègues. " On aurait dû me convoquer devant même d'autres médecins de l'Assistance publique en me reprochant tel ou tel propos parce que c'est un délit de propos que j'ai, en tant que chef de service, je n'ai commis aucune anomalie. Donc, on aurait dû me convoquer et me dire...» Richard Boutry: «Et éventuellement vous mettre un avertissement.» Pr Perronne: «J'aurais au moins pu présenter mes arguments.» Richard Boutry: «Vous défendre.» Pr Perronne: «Me défendre. Là, je me dis pourquoi? Martin Hirsch aurait pu me convoquer devant la commission médicale d'établissement en disant : " Vous avez tenu des propos qui sont désagréables pour l'assistance publique. " J'aurais pu au moins m'expliquer.»

«Ne plus avoir de liberté d'expression en France aujourd'hui. c'est terrible»

Richard Boutry: «En gros derrière tout ça, on a cherché à avoir votre tête et ils l'ont obtenue. C'est un peu ça la conclusion?» Pr Perronne: «S'ils pensent avoir obtenu ma tête, ils sont loin du résultat, parce que je suis toujours là. Je suis toujours médecin. J'ai toujours le droit d'exercer. Et, je ne vais pas me laisser intimider par ces manoeuvres qui ne sont pas dignes d'un État démocratique.» Richard Boutry: «On a l'impression qu'aujourd'hui, la répression est la seule arme qu'ils opposent à cette liberté d'expression, cette liberté d'opinion.» Pr Perronne: «Ne plus avoir de liberté d'expression en France aujourd'hui. c'est terrible. Je suis profondément amoureux de la France, c'est le pays des droits de l'Homme, de la liberté d'expression. J'espère que la prochaine étape, ce n'est pas que la police débarque chez moi pour m'envoyer en hôpital psychiatrique parce qu'avec ce qui s'est passé avec Fourtillan, j'ai un peu peur. Ma famille a peur aussi. On n'a plus le droit de parler librement.»

«J'ai droit de dire la vérité quand on nous embrouille avec des mensonges d'État depuis des mois»

Richard Boutry: «On achète en quelque sorte votre silence. Ce n'est pas votre sentiment ?» Pr Perronne: «On ne m'a pas acheté parce que je ne suis pas achetable.» Richard Boutry: «Vous, vous n'êtes pas achetable.» Pr Perronne: «Et du coup, comme je ne suis pas corrompu, ils ont essayé de trouver des casseroles, ils n'en ont pas trouvé donc ils essaient de trouver au fond de tiroirs des prétextes totalement fallacieux pour essayer de m'attaquer. Je sais que je suis dans la vérité et que je dois défendre mon pays, la France, que j'aime profondément et qu'on est en train d'asservir les Français dans des conditions qui sont totalement inacceptables, avec des mesures totalement déraisonnables alors que l'épidémie ne fait plus de dégâts. Je suis serein parce que je sais que je suis dans la vérité, d'ailleurs, ce matin, quand Martin Hirsch m'a accusé de dire un peu n'importe quoi, des choses qui n'étaient pas validées par mes collègues, je lui ai dit : " Citez-moi un seul exemple de quelque chose que j'ai dit, qui ne s'est pas vérifié. " Il s'est trouvé bête, il n'a pas pu me répondre. Ça, c'était pour moi la meilleure marque que je sais que je suis dans la vérité et que s'ils veulent m'abattre, ils sont loin d'y arriver parce que je continuerai à me battre avec tous les Français qui sont derrière moi. Et je salue tous les Français qui commencent à ouvrir les yeux. Je salue tous les malades, aussi bien tous les malades de Lyme, parce qu'on les a envoyés en psychiatrie aussi pour une maladie non reconnue, il n'y a pas que Fourtillan, je continuerai à me battre avec eux. Je continuerai à exercer. Moi, je suis un médecin, je me bats pour les malades et j'ai droit de dire la vérité quand on nous embrouille avec des mensonges d'État depuis des mois. Si personne ne le dit, qui le dira ?»



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