SANTÉ

Publié le 27 mars 2021

Crédit vidéo : LCI

Source : https://lci.fr/

Propos hallucinants: «Si on ne vaccine pas les enfants... ils vont nous fabriquer des variants qui vont tuer les grands-parents»

Le professeur Gilbert Depray était l'invité de l'émission «24 Pujadas» diffusée sur LCI ce jeudi 24 mars 2021

«Les trois prochains mois vont être durs»

Pr Gilbert Depray: «Je vais sauter un pont. Les trois prochains mois vont être très durs et après on va s'en sortir. Et ça, il faut qu'on le dise aux français.» David Pujadas: «Trois mois ? Parce que là, on disait plutôt un mois, un mois et demi.» Pr Gilbert Depray: «Non, les trois prochains mois, moi c'est ce que je crois, les trois prochains mois vont être durs, très durs. Et il faut dire la vérité aux Français. Ce n'est pas vrai, le 15 avril, c'est une fausse date, le 15 mai, ce sera une fausse date. Et ensuite, grâce à la vaccination, on va commencer à en sortir comme on a vu dans les pays qui vaccinent à fond.» David Pujadas: «Vaccination, justement. Une dernière question sur ce sujet. Vous avez vu la une du Monde, est-ce qu'il faut se dire aussi que l'on va vacciner les enfants et notamment par rapport à cette question de la fermeture des écoles ? Alors que jusqu'à présent, rappelons qu'en-dessous de 18 ans, on se disait on ne va pas vacciner.»

«Si on ne vaccine pas les enfants... ils vont nous fabriquer des variants qui vont tuer les grands-parents»

Pr Gilbert Depray: «Ce qui compte, c'est la grammaire dans cette phrase. Faudra-t-il vacciner les enfants ? Oui, d'ailleurs, c'est ce qui commence à être fait dans le pays qui est le plus en avance, c'est-à-dire en Israël. Oui, on en viendra à vacciner les enfants. Pour plusieurs raisons, d'abord, regardez les taux de contamination, ils sont très élevés. Donc, si on ne vaccine pas les enfants, même s'ils ne faisaient que des formes asymptomatiques, ce qui n'est pas le cas, à ce moment-là, ce qui se passerait, c'est qu'ils vont nous fabriquer des variants qui vont tuer les grands-pères et les pères et les mamans et les grands-mères. Donc, bien sûr il va falloir vacciner les enfants en dernière position, pourquoi ? Parce qu'effectivement, ce sont des formes asymptomatiques et qu'ils ne risquent pas, aller presque pas, d'être malades et encore moins graves. Mais on y viendra, oui, quand on aura vacciné tous les adultes. Ce que l'on veut éviter à l'extérieur, ce sont les rassemblements. Autrement dit, les 7 kilomètres de plage de Dunkerque allez-y, les 700 mètres des quais de la Seine parisienne, c'est un problème. Et donc, on ne peut pas dire à tout le monde allez dehors. C'est pas la même situation dans une zone versus une autre. Donc oui, ça me paraît plutôt être une bonne idée de faire en sorte qu'il n'y ait pas des attroupements, oui.»

«C'est évidemment très choquant»

David Pujadas: «Et quand vous parlez des quais de la Seine et des plages de Dunkerque mais le Carnaval à Marseille, par exemple, ces images-là ?» Pr Gilbert Depray: «C'est très choquant.» David Pujadas: «On a entendu tout et son contraire là-dessus.» Pr Gilbert Depray: «Non, c'est très choquant. C'est évidemment très choquant, ils étaient les uns contre les autres, sans masque à se hurler dessus. C'est très choquant. Et finalement, c'est la conséquence, pour moi, de plusieurs choses. Un, le ras-le-bol, ça je le comprends. Et deux, les messages contradictoires : " Sortez, sortez, sortez. " Et bien, ils sont sortis.» David Pujadas: «Et bien là, rassemblements de plus de six personnes, verbalisées. La règle est tombée, Jean-Philippe.»

«On n'a pas vu à ce moment-là d'explosion d'épidémie»

Jean-Philippe Delsol: «Ça nous avait tous étonnés mais vous nous aviez donné, je crois bien que c'est vous, des chiffres sur les résultats sans contamination après des rassemblements interdits à Noël, à la Fête de la musique, etc. Et vous nous aviez dit, curieusement, alors vous aviez fait des réserves et des limites et on comprend, mais vous nous aviez dit qu'il n'y a pas tellement eu de contaminations.» Pr Gilbert Depray: «Non, je ne vous ai pas dit ça parce que je vais vous dire autre chose. Moi, je fais partie de ceux qui ont dit après la Fête de la musique, ce n'est pas bien. Et on n'a pas vu à ce moment-là d'explosion d'épidémie. Mais vous savez, ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé comme ailleurs. En fait, les jeunes qui ont fait la fête se sont contaminés sans symptômes et quelques semaines plus tard, et on l'a vu aux Etats-Unis magnifiquement, c'était un mois plus tard, les courbes ont commencé à monter chez les plus âgés.» David Pujadas: «Elles sont montées plus tard, Gilbert.» Pr Gilbert Depray: «Non, non, non.»



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