SANTÉ

Publié le 12 juillet 2021

Crédit vidéo : BFM

Source : https://bfmtv.com/

Une journaliste balance tout sur BFM: «C'est un moyen détourné de rendre la vie impossible aux Français»

La journaliste de BFM, Élisa Bertholomey, intervenait durant l'émission «Le Live Week-end» diffusée ce samedi 10 juillet 2021.

«Les pistes qui sont sur la table c'est de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants»

Philippe Gaudin: «Qu'est-ce qu'on sait de ce que va nous dire Emmanuel Macron lundi soir ?» Élisa Bertholomey: «Alors, on ne sait pas ce qu'il va nous dire précisément. On a des hypothèses sur lesquelles le chef de l'Etat et le gouvernement travaillent, puisqu'une concertation a été lancée depuis plusieurs jours pour essayer d'enrayer ce variant Delta. Les pistes qui sont sur la table c'est par exemple, de rendre la vaccination obligatoire. On l'a vu, il y a un large consensus politique et même dans l'opinion publique pour la rendre obligatoire pour les personnels soignants. L'autre question qui se pose maintenant c'est, est-ce qu'il faut l'élargir à d'autres segments de la population ? Voire à la population générale? C'est un petit peu plus compliqué, sachant qu'Emmanuel Macron s'était lui-même engagé en décembre dernier à ce qu'elle ne soit pas obligatoire pour toute la population.

«On passerait d'un pass sanitaire à un pass vaccinal»

Élisa Bertholomey: «Autre piste : l'extension du pass sanitaire. Finalement, on passerait d'un pass sanitaire à un pass vaccinal. Pourquoi ? Parce que l'on abaisserait, par exemple, les jauges dans certains établissements. On rendrait ce passe vaccinal obligatoire pour aller au cinéma, au restaurant, dans un bar. On entendait un gérant de bar dire que c'était compliqué à mettre en place, que ça dépendait de plusieurs mesures. Et puis surtout, l'idée en coulisses, c'est de rendre quelque part cette vaccination obligatoire par ce moyen détourné, rendre la vie impossible aux Français pour qu'ils aillent se faire vacciner. Parmi les autres pistes, on a aussi le déremboursement des tests PCR antigénique, les tests dits de confort, pas quand vous êtes cas contact et pas quand vous avez des symptômes, mais si vous voulez aller à un concert et que vous allez vous faire tester, voilà, le gouvernement se pose cette question là. On a également la possibilité de renforcer l'isolement des personnes malades. Ça fait beaucoup moins consensus dans la classe politique et ça pose beaucoup de questions sur qui paye l'hôtel et comment on les contrôle.»

«Rendre la vie très difficile à ceux qui ont décidé de vivre une vie d'ermite»

Élisa Bertholomey: «Et puis, il y a évidemment la question des frontières. Clément Beaune, le secrétaire d'État aux Affaires Européennes, a déjà commencé à l'évoquer. Pour l'instant, au sein de l'Union Européenne, on s'en tient à des recommandations. On a toujours la classification des pays vert, orange et rouge pour savoir dans lesquels il est possible ou non de se rendre avec des restrictions.» Dr Pierre Squara: «Est-ce qu'il faut obliger toute la population française à se vacciner ? Ça existe déjà pour les vaccins chez les enfants. Pourquoi est-ce que les adultes ne le feraient pas ? Ou alors rendre la vie très difficile à ceux qui ont décidé de vivre une vie d'ermite, après tout, celui qui ne veut pas se vacciner mais qui reste dans sa cahute tout seul dans la forêt, s'il veut. Mais s'il veut aller dans des restaurants et salles de spectacles, il faut qu'il soit vacciné.» Richard Vainopoulos: «Pour moi, le test PCR doit même devenir payant pour les Français, comme il l'est aujourd'hui pour les étrangers. Je pense que c'est la meilleure formule pour pousser les personnes à se faire vacciner parce qu'il n'est pas normal que beaucoup de jeunes, et d'autres personnes, fassent la fête puis se consédèrent comme cas contacts et ensuite restent trois ou quatre jours chez eux, et c'est le même rituel toutes les semaines. Si ce fameux test PCR devient payant, je pense à mon avis, que beaucoup se dirigeront vers la vaccination.»

«C'est un moyen de rendre cette vaccination obligatoire sans l'écrire franchement»

Élisa Bertholomey: «Pour l'instant, le pass sanitaire est obligatoire dans toutes les salles de concert, par exemple de spectacles, où il y a plus de 1000 spectateurs. La question pourrait être d'abaisser cette jauge, par exemple à 500 spectateurs, ce qui durcirait un peu les conditions d'accès à ces salles de spectacle et donc inciterait quelque part les Français qui veulent aller au spectacle ou au concert à se faire vacciner pour se simplifier la vie. Il est question également de rendre obligatoire ce pass sanitaire à l'entrée d'autres établissements : ce n'est pas le cas au cinéma, ce n'est pas le cas dans les bars, ce n'est pas le cas dans les restaurants. Ça pourrait devenir le cas également. Donc, quelque part, c'est une manière détournée de forcer les Français à se faire vacciner. Puisque si la vie des non-vaccinés devient impossible, ils n'auront d'autre choix, finalement, que de se tourner vers cette vaccination. Après, on l'a entendu, ça nécessite des mesures plus compliquées à mettre en place pour les propriétaires de ces établissements. Des moyens de contrôle, d'avoir des capacités à contrôler des QR codes, etc. C'est un peu plus difficile à mettre en place, mais c'est un moyen, quelque part, de rendre cette vaccination obligatoire sans l'écrire franchement.»



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