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Publié le 21 février 2021

Crédit vidéo : RT France

Source : https://francais.rt.com/

Jérôme Rodrigues malmené par les forces de l'ordre: «On veut me faire taire»

Jérôme Rodrigues était l'invité du journal de la chaine RT France ce samedi 20 février 2021.

«La BRAV qui débarque et qui veut une fois de plus nous verbaliser, nous maltraiter, nous empêcher de manifester...»

Samantha Ramsamy: «Dites-nous ce qu'il s'est passé. Vous étiez du côté de Montparnasse. Vous avez donc participé à cette contre manifestation aujourd'hui.» Jérôme Rodrigues: «Dans l'absolu, je n'ai même pas eu le temps d'y participer, à savoir qu'à mon arrivée sur la place Maréchal-Juin, j'avais déjà eu un premier contrôle de la part de la police. Et le plus incroyable, c'est qu'ils nous ont laissé passer et accéder à la place. Quelques minutes après, j'entends dans les talkies-walkies mon nom résonner, comme quoi ma position est signalée à l'ensemble des forces de police. On leur répond dans le talkie-walkie que oui, oui, on l'a bien en vue. Trois minutes après, vous avez la BRAV qui débarque et qui veut une fois de plus nous verbaliser, nous maltraiter, nous empêcher de manifester, bref, d'appliquer cette discrimination politique aujourd'hui dont je suis victime et dont l'ensemble des citoyens en colère et gilets jaunes sont victimes aujourd'hui : discrimination politique.»

«On veut me faire taire, on veut à tout prix me renvoyer chez moi»

Jérôme Rodrigues: «Quand on lève les bras au ciel, je ne vois pas où est la rébellion dans un premier temps. Maintenant, aujourd'hui, nous sommes dans un pays qui s'appelle la France, nous avons la liberté de pouvoir manifester, la liberté de pouvoir s'exprimer. Aujourd'hui, je suis persona non grata dans Paris. J'ai un ennemi qui s'appelle Monsieur Lallement et qui prend plaisir à chaque fois de vouloir m'arrêter, de m'empêcher de parler. On veut me faire taire. On veut à tout prix me renvoyer chez moi donc c'est qu'apparemment, quelque part, je gêne en tant qu'opposant politique et ça commence à devenir assez désagréable. Comment donner des leçons à d'autres pays et appliquer exactement la même chose aujourd'hui en France ? Il faut qu'aujourd'hui, l'ensemble des Français qui vous regarde comprennent que l'on se fait arrêter pour rien, simplement du fait que je m'appelle Jérôme Rodrigues et que j'ai l'air de gêner la politique que Macron veut mettre en place aujourd'hui. Je suis libre. Je vais être reconvoqué en audition libre à savoir que j'ai été violenté pendant mon interpellation.»

«C'est une milice politique»

Jérôme Rodrigues: «J'ai trois jours d'ITT déclarés par le médecin. Ils m'ont fait mal aux mains. Ils m'ont, excusez moi, mais écrasé les testicules pendant l'arrestation. Et quoi qu'il arrive, nous allons porter plainte à la fois pour violences policières, séquestration et atteinte à la liberté, atteinte à ma liberté, tout simplement. De toute façon, quoi qu'il advienne, c'est la BRAV-M. Il faut savoir que la BRAV-M passe son temps à m'insulter, à me menacer de me faire le deuxième oeil. Donc voilà, ça ne m'étonne même pas de leur part. Ils ont une dent contre moi. Moi, j'ai un oeil contre eux donc à un moment donné, on ne sera jamais ami avec ce genre de personnes. Ce ne sont pas des policiers, c'est une milice politique qui est juste là à protéger les intérêts d'un gouvernement et non pas se mettre au service du citoyen pour pouvoir les protéger. Ce sont des gens qui sont au service du maintien du désordre et non pas au maintien de l'ordre. Donc aujourd'hui, il faut arrêter avec ces voltigeurs quand on sait que par le passé, ils ont su tuer des gens. Qu'est-ce qu'on attend ? On va recommencer ? On attend qu'il y ait un mort de la part de cette police ? Ca suffit, il faut arrêter ça, il faut revenir à des préceptes du maintien et non pas à des préceptes violents, du maintien du désordre.»



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