POLITIQUE

Publié le 09 mai 2021

Crédit vidéo : Sud Radio

Source : https://sudradio.fr

François Boulo s'en prend sévèrement aux médias: «L'opinion publique est totalement manipulée»

L'avocat François Boulo était l'invité de l'émission «Les Incorrectibles» diffusée ce dimanche 9 mai 2021 sur Sud Radio.

«L'opinion publique est totalement manipulée»

François Boulo: «Vous ne pouvez pas passer dans les médias quand vous tenez le discours que je tiens. Cest-à-dire que vous critiquez les dogmes économiques, vous critiquez l'UE, vous critiquez les médias et vous dites que la France n'est plus une démocratie. Le problème, et vous avez compris quand je parlais de moi tout à l'heure, ce n'est pas de parler de moi, ce sont les idées que je porte, les idées que je porte, elles sont partagées par des centaines de milliers, voire des millions de Français. Elles ne sont quasiment jamais représentées dans les médias. Donc, la question, ce n'est pas ma personne. La question, c'est qu'il n'y a personne du paysage intellectuel ou politique qui porte ces idées, qui peut passer dans ces médias. Quand vous avez un système médiatique, qui met comme cela une chape de plomb qui invisibilise tous les gens qui ont un discours alternatif. Et bien forcément, du coup, l'opinion publique, elle, est totalement manipulée.»

«Il faut qu'on accentue la pression sur les médias... La marmite, elle est en ébullition, elle va exploser»

François Boulo: «Parlez nous des vrais sujets. Parlez nous de la réforme des retraites et expliquez nous que c'est l'Union européenne qui la dicte, qui la commande à la France pour faire des économies. Expliquez nous que l'Union européenne, elle ne cesse de nous demander des réformes structurelles pour faire de l'austérité. Expliquez nous tout cela. Après comme cela, nous, citoyens français, on fera nos choix et je pense que si on était informé et qu'on pouvait faire nos choix de manière éclairée, on dirait : " Et bien, écoutez, non, nous, l'Union européenne, cela ne nous va pas. " Maintenant, il faut qu'on accentue la pression sur les médias. Moi, je propose aux prochaines manifestations et il va y avoir des mouvements sociaux. Ça va arriver parce que la marmite, elle est en ébullition, elle va exploser. Ce n'est pas à l'Elysée qu'il faut aller.» Eric Morillot: «La révolte sociale ?» François Boulo: Ça va arriver. Il faut aller devant les sièges des médias.

«Ça suffit de ne jamais inviter les personnes qui ont un discours alternatif»

François Boulo: «Vous savez, Emmanuel Macron, juste avant les gilets jaunes, il a confié qu'il avait senti le souffle chaud sur son cou des citoyens. Il sentait que ça commençait à tourner. Moi, je crois qu'il faudrait que les journalistes le sentent aussi un petit peu, qu'il aient à nouveau un petit peu de pression pour les rappeler à leurs devoirs déontologiques. Je n'appelle absolument pas à la violence, mais leur mettre la pression, à leur dire que ça suffit maintenant. Ça suffit de ne jamais inviter les personnes qui ont un discours alternatif. Ça suffit quand vous les invitez de toujours leur réserver un petit plateau totalement déséquilibré ou de toute façon, le dispositif va être fait pour disqualifier ou discréditer cette personne là, non refaites vivre le débat! Vous avez des arguments ? Et bien soyez loyaux. On va échanger ensemble sur les arguments et on verra à la fin comment les Français trancheront.»

«Vous voyez l'état actuel du niveau journalistique français»

Eric Morillot: «Mais il y a vraiment des émissions qui ont refusé de vous inviter par exemple?» François Boulo: «Oui. Et bien par exemple, vous avez, "C à vous" qui est quand même une émission bien connu qui a refusé et qui, en plus, a priori, elle aurait expliqué à mon éditeur que non quand même c'est un gilet jaune, on ne veut pas de gilet jaune. Donc c'est bien, vous voyez l'état du niveau journalistique français.» Eric Morillot: «Il y a juste Sonia Mabrouk, je crois qui y avait été, décommandée du jour au lendemain.» François Boulo: «Vous voyez l'état actuel en l'état du niveau journalistique français. On a eu un mouvement social, quand même, historique dans le pays et maintenant, il ne faut plus en entendre parler.»

«Cette censure est évidente, c'est le pouvoir économique qui détient les médias»

Eric Morillot: «Vous pensez qu'il y a une censure dans les médias ?» François Boulo: «Oui, bien sûr, mais cette censure, elle est évidente, c'est le pouvoir économique qui détient les médias. Vous avez 8 ou 9 milliardaires qui détiennent ces médias là. Et puis ensuite, vous avez un entre soi journalistique. Les journalistes ils appartiennent à la classe moyenne supérieure. Je la connais bien, j'en fais partie. Bon, les types, ils se croient gagnants de la mondialisation. Ils pensent qu'ils sont les gagnants des règles du jeu. Il faut les informer que ça ne va pas durer. Que déjà, en 2018, vous avez des études qui expliquent que seuls les 1% gagnaient en pouvoir d'achat, doncil y a 24% et qui sont électorat Macron, qui sont les cocus de l'histoire, qui ont perdu et ça va continuer. Ils vont continuer à perdre ces gens là, donc il faudra qu'ils se réveillent à un moment donné.»



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