POLITIQUE

Publié le 05 janvier 2022

Crédit vidéo : CNews

Source : https://cnews.fr/

«J'ai très envie de les emmerder» Choqué par les propos de Macron, ce présentateur se lâche

Le présentateur Julien Pasquet intervenait lors de son émission «Soir Info» diffusée ce mardi 4 janvier 2022 sur CNews.

«J'ai très envie de les emmerder»

Julien Pasquet: «Première interview de l'année du président de la République, Emmanuel Macron. Et la forme est assez intéressante parce que, selon nos confrères du Parisien qui ont eu cette exclusivité et le cadre de l'interview, c'est un contact avec les lecteurs du journal Le Parisien donc les questions ne sont pas forcément les questions conventionnelles des journalistes et ce qui est intéressant également, et ça, on en parlera ensemble, c'est la forme, la réponse également. Peut-être qu'il s'adapte. Sa façon de répondre s'adapte également à son auditoire. Une parole peut-être un peu plus libre du chef de l'Etat, qui est interpellé par une des lectrices qui pose la question de l'obligation vaccinale : " Pourquoi ne pas rendre l'obligation vaccinale ? " Elle dit également : " Tous ces gens là qui ne sont pas vaccinés sont ceux qui occupent 85% des réanimations. Et par contre, il y a des gens qui sont atteints de cancer, dont on reporte les opérations, à qui on ne donne pas l'accès aux soins qui sont vaccinés. " La réponse: " Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l'administration quand elle les bloque. Et bien là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va le faire jusqu'au bout. " Il répond : " C'est ça la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison. Je ne vais pas les vacciner de force.»

«J'ai l'impression qu'on les méprise énormément»

Julien Pasquet: «Et donc, il faut leur dire à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au resto, vous ne pourrez plus prendre un canon. Vous ne pourrez plus aller boire un café. Vous n'irez plus au théâtre. Vous ne pourrez plus aller au ciné. " Emmanuel Macron a décidé d'emmerder les non vaccinés jusqu'au bout.» Julien Borowczyk: «Je crois qu'il y a un moment donné où, effectivement, on a besoin de dire les choses telles qu'elles sont.» Julien Pasquet: «Tout ça, je vous entends et encore une fois, pardon d'insister, mais moi, je repense au ministre de la Santé qui dit que cette partie des Français est en plein délire, enkystée. Je vois le président de la République qui veut les emmerder. J'ai l'impression qu'on les méprise énormément. Les mépriser de cette façon, les mettre au ban de la société comme ça, avec cette formule là, je suis un peu circonspect.» Julien Borowczyk: «Attendez, on pourrait dire qu'on les méprise et qu'on ne les écoute pas si on n'avait, jamais en amont, parlé, fait de la pédagogie, expliqué, vacciné dans les centres de vaccination avant même un passe sanitaire ou vaccinal, quel qu'il soit. Mais à un moment donné, et ça a été le cadre du passe sanitaire et c'est le cadre du passe vaccinal, et bien il faut passer la vitesse supérieure.»

«Les trois catégories du sociologue Olivier Véran ?»

Julien Borowczyk: «Alors si vous voulez, dans le lot vous avez dans les 5 à 6 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées aujourd'hui, vous avez des gens qui ont besoin encore d'être convaincus, à qui il faut expliquer...» Julien Pasquet: «Les trois catégories du sociologue Olivier Véran ? On les connait.» Julien Borowczyk: «Je ne sais pas, non ?» Julien Pasquet: «Non, mais il nous a fait une sociologie des non vaccinés, c'était passionnant.» Julien Borowczyk: «Vous n'avez pas l'air convaincu. Non mais c'est la réalité du terrain. En tant que médecin c'est la réalité du terrain. Et vous avez des gens qui ne veulent pas en entendre parler. Quoi qu'il en soit, du vaccin. Et pour autant, le vaccin n'est pas obligatoire et cela a été dit. On n'a pas les moyens, en plus de toute façon que ce soit constitutionnel ou quoi que ce soit d'autre, pour imposer une vaccination. Ce n'est pas possible.» Julien Pasquet: «Pas obligatoire, mais on a bien l'intention d'emmerder les Français.»



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