POLITIQUE

Publié le 14 avril 2022

Crédit vidéo : France Bleu

Source : https://francebleu.fr/

La déclaration d'Emmanuel Macron sur les retraites : « Il n'y a qu'un moyen, travailler plus »

Emmanuel Macron était l'invité de l'émission « Ma France » diffusée sur France Bleu ce jeudi 14 avril 2022.

« Il n'y a qu'un moyen d'y répondre, c'est de travailler plus »

Emmanuel Macron : « Sur la réforme des retraites. Qu'est-ce que je veux faire ? Je veux être honnête avec nous tous et nous toutes. Il y a deux manières de faire. Soit on augmente les cotisations ou les impôts. Je ne veux pas faire ça, parce que sinon, je viendrai attaquer le pouvoir d'achat des travailleurs. Or, tout le monde, on l'a vu tout à l'heure, me dit : " On ne gagne pas assez compte tenu du coût de la vie. " Ça n'aurait aucun sens. Soit on augmente la dette. Je ne veux pas faire ça non plus, parce que c'est irresponsable pour nos enfants : on doit la rembourser dans le quinquennat qui vient. Et donc il n'y a qu'un moyen d'y répondre, c'est de travailler plus. Et donc, en effet, c'est, progressivement, de décaler l'âge légal de départ à la retraite. »

« Il sera décalé de quatre mois par an chaque année »

Emmanuel Macron : « Cet âge légal qui est à 62 ans, il sera décalé de quatre mois par an chaque année. Ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Quatre mois par an, ça veut dire qu'à partir de 2023, il y aura quatre mois de plus, puis quatre mois de plus, puis quatre mois de plus. On continuera à prendre en compte les carrières longues. Les gens qui ont commencé à travailler tôt partiront plus tôt. On continuera à permettre aux gens, à nos compatriotes qui sont en situation de handicap de partir à 55 ans. Et on intégrera des critères individualisés de pénibilité dont parlait madame. » Wendy Bouchard : « Pour les autres, vous gardez le cap évoqué avant le premier tour à 65 ans ? » Emmanuel Macron : « Mais ce que j'ai clarifié, c'est que si on fait ce rythme-là des quatre mois par an, vous atteignez l'âge légal de 65 ans en 2031. »

« Compte tenu des progrès qu'on veut financer, on aura besoin de toute façon de faire ça »

Emmanuel Macron : « Donc j'ai dit : qu'on ait une clause de revoyure autour de 2027-2028 ne me choque pas, c'est assez juste, c'est démocratique. Surtout si, à ce moment-là, l'équilibre était retrouvé. Mais ce que nous indiquent tous les experts, c'est qu'aujourd'hui on a un déficit et que, compte tenu des progrès qu'on veut financer, on aura besoin de toute façon de faire ça. Et je pense que c'est plus juste de demander un effort collectif, de dire " on décale chaque année de quatre mois ", ce qui me paraît raisonnable, mais avoir en contrepartie la prise en compte de la pénibilité, ce qui veut dire que des métiers qui sont plus difficiles, où on porte les gens, où on a... Eh bien, on aura des bonus qui permettront de partir plus tôt. »



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