POLITIQUE

Publié le 18 décembre 2020

Crédit vidéo : RT France

Source : https://francais.rt.com/

Macron et la COVID: Faites ce que je dis, pas ce que je fais ?

Alexis Poulin était l'invité du journal de RT France ce vendredi 18 décembre 2020.

«Ces moralisateurs de la République en marche»

Alexis Poulin: «Il faut voir que la majorité n'a pas été avare de petits mots moralisateurs et sentencieux. Rappelez vous, c'était le préfet Lallemant qui disait : " Si vous êtes malades, c'est que vous n'avez pas respecté les mesures de confinement. " Richard Ferrand, qui disait : " Si vous êtes malades ou bien, attention si vous prenez des risques, c'est vraiment irresponsable. " Et puis, plus récemment, Jean Castex, qui disait que "La première des responsabilités, c'est de ne pas tomber malade pour ne pas engorger les hôpitaux. " Donc oui, les oppositions se font plaisir, et à raison, et peuvent taper sur ces moralisateurs de la République en marche qui finalement ont fait tout l'inverse de ce qu'ils prônaient, ce qu'ils imposaient aux Français.»

«On peut vraiment fustiger la façon dont cette crise sanitaire a été gérée»

Alexis Poulin: «Et voilà, un président qui tombe malade alors même qu'il a fait en sorte d'imposer aux Français un régime sanitaire qui rend fou, pour beaucoup, qui empêche les commerces d'ouvrir, qui a vu fermer des rayons de produits non essentiels. On n'a rien compris puisque les métros étaient blindés et les salles de spectacle sont restées vides et restent toujours vides, rappelons le. Des secteurs entiers qui n'ont pas redémarré et dont on ne sait pas quel va être l'avenir. Donc, oui, on peut vraiment fustiger la façon dont cette crise sanitaire a été gérée et de voir qu'aujourd'hui, le président responsable de ses conseils de défense à répétition, où tout était décidé derrière des portes closes et sans transparence du tout, est aujourd'hui malade.»

«Olivier Véran a décidé d'ignorer la représentation nationale»

Alexis Poulin: «Donc, on peut demander de la transparence sur son bilan de santé, sur le traitement qu'il va prendre. Et puis, il y a aussi cette campagne de vaccination qui commence, où finalement, c'est Jean Castex qui devait parler aujourd'hui devant les Sénateurs. Il n'a pas pu, puisque c'est un cas-contact. Et c'est Olivier Véran qui, lui, depuis quelques semaines, a décidé d'ignorer la représentation nationale, députés ou sénateurs, qui s'est bien retrouvé obligé, en tant que ministre de la Santé, d'expliquer le plan. On vit quand même des moments particuliers en France, où un ministre de la Santé refuse de s'exprimer devant la représentation nationale sous prétexte qu'il a beaucoup de travail.»

«On attend un peu plus d'exemplarité»

Alexis Poulin: «On peut comprendre, mais c'est quand même son rôle puisqu'on est en train de mettre en place un plan de vaccination massif, puisqu'on a beaucoup de questions sur les vagues successives, sur les confinement, sont-ils utiles ou non ? Sur ce virus dont on ne sait encore pas assez de choses. Donc, oui, Emmanuel Macron n'est pas le seul chef d'Etat, bien entendu, à avoir attrapé ce virus. Donald Trump plus récemment, mais aussi Bolsonaro au Brésil, Boris Johnson au Royaume-Uni, le président algérien qui est toujours sous traitement. Voilà, donc, ce n'est pas le premier, ce n'est pas le dernier. Mais compte tenu de ce qui est imposé aux français, on attend un peu plus d'exemplarité de la part de nos dirigeants.»



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