POLITIQUE

Publié le 12 janvier 2022

Crédit vidéo : https://cnews.fr/

Source : CNews

«Nous glissons de plus en plus vers une société hygiéniste» Un avocat face Arnaud Chiche

Pierre Gentillet était l'invité de l'émission «Soir Info» diffusée sur CNews ce mardi 11 janvier 2022.

«Nous glissons de plus en plus vers une société hygiéniste»

Pierre Gentillet: «En 2012, en 2016, en 2017, on a eu des déprogrammations. On a eu des déprogrammations l'hiver à cause de la grippe. On n'a pas eu de masques partout. On n'a pas eu de passe. Notre acceptabilité du risque a changé. Nous glissons de plus en plus vers une société hygiéniste qui est : risque zéro. Je ne dis pas que c'est bien ce qui se passe, je dis simplement qu'il faut raisonner globalement et par rapport à notre modèle social.» Julien Pasquet: «En gros. covid ou pas covid, il y a une clochardisation de l'hôpital depuis 20-30 ans.» Pierre Gentillet: «Et on a pas à la payer.» Arnaud Chiche: «Je regrette que la variable d'ajustement, ce soit le nombre de lits en réanimation. Je le regrette.» Pierre Gentillet: «Mais elle n'a pas à l'être.»

«On ne doit pas faire payer les français en restreignant leurs libertés fondamentales»

Arnaud Chiche: «Je ne dis pas qu'elle doit l'être. Je dis que je le regrette. Je suis une victime du système et les soignants sont des victimes.» Pierre Gentillet: «Je suis d'accord.» Arnaud Chiche: «Et quand Macron et dit qu'il emmer*e les non-vaccinés, qu'est ce qu'il fait ? Il est où le coup magique ? C'est qu'en fait, il prend en ôtage les soignants. Parce qu'il dit qu'il veut emmer*er non vaccinés parce que les soignants sont en souffrance. Mais avant d'emmerder les non vaccinés, peut-être qu'il faut faire en sorte que les soignants ne soient pas en souffrance.» Pierre Gentillet: «On est d'accord, mais on ne doit pas faire payer les français en restreignant leurs libertés fondamentales.»

«Ce virus rend fou»

Nathan Devers: «Moi je suis bien sûr totalement d'accord avec tout ce que vous avez dit tous les deux, mais notamment avec ce qu'à dit Pierre. C'est-à-dire qu'une décision politique, dans une situation saine, elle doit être prise avec plein de paramètres : économiques, sociaux, psychologiques, hospitaliers pourquoi pas. Et là, ce qui est fou c'est que depuis deux ans, le seul paramètre qui compte, c'est la saturation dans les lits de réanimation.» Pierre Gentillet: «Et on oublie de parler du reste.» Nathan Devers: «On dit souvent que ce virus rend fou, mais rend fou dans quel domaine? Moi je dirais que ça rend... Vous connaissez les TOC, les troubles obsessionnels compulsifs.»

«Un rapport obsessionnel à la décision politique»

Nathan Devers: «Là, c'est exactement l'état dans lequel on est, c'est-à-dire qu'on a un rapport obsessionnel à la décision politique et qu'on est incapable de voir tous les paramètres. Et deuxièmement, sur cette campagne de vaccination, encore une fois, la question n'est pas seulement scientifique, où là, je n'ai aucune compétence là-dessus, mais la question de dire que l'on vit dans une société où les devoirs précèdent les droits et où, pour chaque action aussi dérisoire soit-elle, aussi insignifiante soit-elle, que d'aller boire un café : on doit donner des informations intimes sur son état de santé, c'est quelque chose qui est à refuser.»



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