POLITIQUE

Publié le 16 janvier 2022

Crédit vidéo : C8

Source : http://c8.fr/

«On les traite comme des pestiférés» Excédé, Karim Zéribi vide son sac face à un député LREM

Karim Zéribi intervenait lors de l'émission «Balance ton post !» diffusée ce jeudi 13 janvier 2022 sur C8.

«Je considère que l'on traite; tels des pestiférés, une frange de la population française»

Karim Zéribi: «Je peux comprendre la colère. Et je peux comprendre leur colère, d'autant plus que je considère que l'on traite; tels des pestiférés, une frange de la population française qui n'est pas hors-la-loi, les non-vaccinés. On va les appeler comme ça puisque c'est un groupe qui apparaît homogène dans la manière dont on en parle. On a une tendance dans notre grand et beau pays, sur tous les débats publics à essentialiser, comme si les non-vaccinés se ressemblaient tous, agissaient tous de la même manière. Il y a des non-vaccinés, comme vient de le dire Bernard, qui respectent les gestes barrières, qui sont chez eux, qui demandent rien à personne, qui respectent donc la loi et que l'on traite de citoyens irresponsables. À qui l'on dit : puisque je vous considère comme un citoyen irresponsable, vous n'êtes plus citoyen. Mais vous vous rendez compte jusqu'où on va ? Si Robert Sebbag, je sais qu'il est honnête, il va nous confirmer que dans cette période de l'année, covid ou pas covid, on a des services qui sont embouteillés et on a des choix qui sont la déprogrammation. J'ai vu une étude qui était parue dans la presse qui remontait jusqu'à 2002. De 2002 à aujourd'hui, on disait hors covid, on a toujours eu des déprogrammations à cette période de l'année. Parce qu'on est, à un moment donné. toujours embouteillé.»

«Je vous invite aussi parfois à vous remettre en question»

Dr Robert Sebbag: «Je ne vais pas rappeler, qu'avant la crise du covid, on avait quand même manifesté pour dire qu'il y avait quand même des insuffisances à l'hôpital. C'est une réalité.» Karim Zéribi: «Merci. C'est mieux quand c'est dit.» Dr Robert Sebbag: «C'est une réalité. Attendez, je ne joue pas à cache-cache.» Karim Zéribi: «Quand je dis : oui, je comprends la colère. Je me dis, on nous dit de remettre le masque dans la rue.» Dr Robert Sebbag: «Stupide. Je l'ai dit donc j'assume.» Karim Zéribi: «Merci. On a le droit d'être en colère et de ne pas comprendre. On nous fait faire trois tests à des gamins de 6 ans à l'école. On transforme des instituteurs en assistant médical. Donc les gars ils vous disent : mais on ne peut pas, on ne sait pas faire. Donc oui, je peux comprendre qu'à un moment donné, les préconisations gouvernementales peuvent générer de la colère. La violence ? Non ! Jamais, monsieur le député, je ne la cautionnerais jamais. En revanche, je vous invite aussi parfois à vous remettre en question, avec l'exécutif, en vous disant : est-ce qu'on n'est pas hors sol ? Est-ce que ce qu'on propose à notre peuple n'est pas un peu déconnecté ? Dire à des parents : vous allez faire trois tests par semaine. Vous avez des gamins en bas âge ? C'est impossible ! Quand vous faites la balance bénéfice-risque, tous les spécialistes vous disent : mais vous allez les terroriser ces gamins !»



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