SANTÉ

Publié le 13 septembre 2021

Crédit vidéo : France Télévisions

Source : https://france.tv/

Crise sanitaire: Ce témoignage d'une médecin qui donne froid dans le dos

Une médecin en Ehpad nous devoile la face cachée de la crise sanitaire. Extrait du magazine «Pièces à conviction» diffusé ce mercredi 18 novembre 2020 sur France 3.

«Le gouvernement autorise l'usage de médicaments de soins palliatifs»

Une médecin en Ehpad: «Je suis encore choquée. Je suis choquée par ça.» Une journaliste: «Qu'est-ce qui vous choque ?» Une médecin en Ehpad: «Qu'on ait osé nous demander de piquer nos patients pour les faire partir plus vite. C'est insupportable. C'est un sentiment d'horreur.» Le 29 mars, par décret, le gouvernement autorise l'usage de médicaments de soins palliatifs. Parmi eux, le Rivotril et le Midazolam, habituellement interdits en médecine de ville et dans les EHPAD. À Buzançais, cette décision a été mal vécue par le personnel soignant.

«Quand on a reçu ces directives, ça nous a choqués»

Sandra Rotureau (Cadre de santé): «C'est un sédatif qui les aide à être apaisés et du coup, à décrocher. C'est pour les aider à partir plus vite sans souffrances. Quand on a reçu ces directives, ça nous a choqués, de se dire que là, on ne donnait aucune chance aux personnes âgées de s'en sortir. Voilà, ça, c'était notre colère. Quand une personne âgée n'est pas hospitalisée et qu'ensuite, ce qu'on lui propose c'est une sédation dès l'instant qu'elle va présenter une détresse respiratoire, ma première réaction ça a été, on nous demande de faire une euthanasie passive auprès de nos résidents.»

«On a abrégé les souffrances des gens donc j'appelle ça, l'euthanasie»

Ici, deux résidents en fin de vie ont reçu des injections de Midazolam. Leurs familles en ont été averties. Mais plutôt que d'abréger leurs souffrances, les soignants auraient préféré pouvoir mieux prendre soin des personnes âgées malades. Ailleurs qu'à Buzançais, certains ont très mal vécu cette situation. Comme cette médecin d'EHPAD public. Une médecin en EHPAD: «Le souci, c'était l'asphyxie. On imagine la grande souffrance. On a abrégé les souffrances des gens donc j'appelle ça, l'euthanasie.»



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