SANTÉ

Publié le 12 juin 2021

Crédit vidéo : RMC

Source : https://rmc.bfmtv.com/

Le pass sanitaire obligatoire pour entrer en discothèque ?

Marie Dupin était sur le plateau de la journaliste Apolline de Malherbe pour l'émission «Apolline Matin» diffusée sur RMC ce jeudi 10 juin 2021.

«Il faudra donc anticiper le fait qu'on va en boîte de nuit»

Apolline de Malherbe: «Quand va-t-on pouvoir de nouveau danser en boîte de nuit ? Emmanuel Macron devrait dévoiler la date de la réouverture le 21 juin. En attendant, le gouvernement négocie avec les responsables du secteur les règles sanitaires et vous nous dévoilez, ce matin sur RMC, une partie du protocole que vous avez pu consulter.» Marie Dupin: «Oui, il s'agit d'un protocole qui est encore en discussion, ce n'est pas définitif. Mais déjà, il y a des règles qui ont été acceptées par les deux parties, et notamment une règle importante : le fait qu'il faudra obligatoirement un pass sanitaire pour pouvoir rentrer en boîte de nuit et quelle que soit la taille de l'établissement. Cela veut dire que pour pouvoir aller en discothèque, il faudra soit avoir été vacciné avec ces deux doses depuis plus de quinze jours, soit avoir fait un test PCR 48 heures avant. Il faudra donc anticiper le fait qu'on va en boîte de nuit.»

«Il sera très fortement recommandé aux clients de faire un test PCR 5 à 7 jours après être sorti en boîte de nuit»

Apolline de Malherbe: «On ne pourra pas décider à la dernière minute : "Aller ce soir je sors en boîte" ?» Marie Dupin: «Non, non, il faudra avoir anticipé. Le pass sera présenté devant l'entrée de la boîte de nuit. Et si vous ne l'avez pas, vous ne pourrez pas rentrer. Alors, les organisations professionnelles aimeraient bien qu'il soit aussi possible de réaliser un autotest juste avant de rentrer. Mais ça, c'est encore en discussion. Et puis, il sera très fortement recommandé aux clients de faire un test PCR 5 à 7 jours après être sorti en boîte de nuit pour vérifier qu'ils n'ont pas été contaminés.» Charles Magnien: «Pour y retourner le week-end suivant surtout» Marie Dupin: «Voilà, aussi...»

«Il y a aussi la question du nombre de personnes autorisées à table»

Apolline de Malherbe: «Les boîtes de nuit pourront accueillir autant de clients qu'avant ?» Marie Dupin: «Non. En tout cas, pas au moment de la réouverture. Les patrons de boîtes de nuit auraient voulu et voudraient encore fixer une jauge à 85% de la capacité maximale d'accueil. Mais les autorités l'ont fixée à 65%. Et c'est sans doute ce qui sera retenu, donc, pour ceux qui avaient du mal à rentrer en boîte avant la crise, cela ne va pas s'arranger.» Apolline de Malherbe: «Il y aura d'autres points de discussion ?» Marie Dupin: «Alors oui, par exemple, les boîtes de nuit aimeraient que les fumoirs restent ouverts, le gouvernement veut les fermers. Et puis, il y a aussi la question du nombre de personnes autorisées à table. Le gouvernement aimerait que soit 6 maximum.» Apolline de Malherbe: «C'est très très difficile !»

«Il est bien prévu qu'il faudra continuer à respecter les gestes barrières»

Marie Dupin: «Oui, mais en fait c'est ça, dans le protocole, il est bien prévu qu'il faudra continuer à respecter les gestes barrières. Je vous cite un extrait : " L'Organisation du flux du public devra limiter les croisements et les interactions sociales. "» Apolline de Malherbe: «Non ? Mais c'est pas possible, en parle bien de boîtes de nuit là ? "L'organisation du flux du public devra permettre de limiter les croisements et les interactions sociales" ??!» Marie Dupin: «Alors moi, je suis contente d'avoir eu 16 ans dans les années 90.» Apolline de Malherbe: «C'est terrible, mais c'est vrai, c'est terrible.» Charles Magnien: «Je ne vais pas vous rassurer, mais c'est incontrôlable tout ça. qui va arrêter la musique à 3 heures du matin pour dire : " On va vérifier qu'on soit bien à 72% de la jauge.» Apolline de Malherbe: «Bien sûr que c'est incontrôlable. Mais alors, pourquoi édicter de telles règles si par nature elles sont incontrôlables?» Charles Magnien: «Pour rassurer, et pourquoi un couvre-feu à 23 heures et pas à minuit ? Enfin bon bref...»



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