SANTÉ

Publié le 29 mars 2021

Crédit vidéo : RMC

Source : https://rmc.bfmtv.com

Un avocat se lâche sur RMC: «On est au Moyen-Âge sur le plan sanitaire»

L'avocat Charles Consigny était présent ce lundi 29 mars 2021 sur RMC pour l'émission «Les Grandes Gueules». Il a notamment donné son avis sur la gestion de la crise sanitaire.

«On en a discuté démocratiquement dans des trucs qui s'appellent des parlements?»

Charles Consigny: «Il y a une époque où on ne montrait pas de passeport aux frontières, on considérait que c'était une atteinte à la liberté de demander aux gens d'avoir un passeport. On a accepté au fil des années un enfermement incroyable. Mais les gens acceptent tout de toute façon en ce moment.» Barbara Lefebvre: «Mais alors tout ça, les passeports, on en a discuté démocratiquement dans des trucs qui s'appellent des parlements, avec des représentants élus? Parce qu'on a voté aux européennes, je croyais que c'était pour nos représentants ? Pour qu'ils puissent discuter au Parlement des politiques communes. Donc, tout ça se discute dans le secret de la Commission Européenne. Donc, en fait, la démocratie n'existe pas? On prend des décisions sur quelque chose d'aussi important que des passeports vaccinaux à l'échelle européenne, mais, aucune concertation auprès de l'opinion, des représentants élus du peuple, du peuple européen, puisque soi-disant, il y a une souveraineté européenne, c'est merveilleux. C'est vraiment l'oligarchie au pouvoir de ces commissaires européens. C'est sidérant.» Charles Consigny: «Tu verras qu'en fait, à mon avis, les compagnies aériennes, les établissements divers et variés, tout le monde va demander le passeport vaccinal.»

«On est au Moyen-Âge sur le plan sanitaire»

Olivier Truchot: «Il y aura des États européens qui vont demander beaucoup plus.» Charles Consigny: «Et des Etats aussi. Donc, à mon avis, on va vers un passeport vaccinal obligatoire. Ce qui est quand même un peu étrange dans la mesure où nous avons quand même peu de recul sur ces vaccins. Moi, je suis un peu accablé. J'ai l'impression qu'on est dans une forme d'effondrement de notre pays qui n'est plus gouverné. Je suis un peu inquiet et désespéré de voir qu'un an après ce qui nous a frappé, et qui a quand même mis la planète entière par terre, finalement en fait, on n’a rien fait de particulier. On s'est contenté d'une gestion au jour le jour, à la semaine, on a fait énormément de communication, on a développé un tas de concepts, la résilience, etc. Mais on ne voit absolument à l'horizon aucune amélioration des capacités hospitalières. On nous avait promis les fameux 12.000 lits qui ne sont pas là un an plus tard. Je pense qu'il est en décalage et je pense que malheureusement, il est en fait symptomatique du déclin de notre pays, c'est à dire qu'on a des dirigeants qui sont à la traîne, exactement comme le pays est à la traîne et comme le continent européen est à la traîne. Je crois que ce qu'on vit malheureusement aujourd'hui, c'est le déclin de l'Europe et de la France. Et donc, dans ces conditions-là, puisqu'on est au Moyen-Âge sur le plan sanitaire, eh bien, on est probablement obligé d'être au Moyen-Âge sur le plan des mesures à prendre et donc probablement comme des idiots, j'ai envie de dire, on va se retrouver à devoir reconfiner le pays alors que d'autres pays repartent. Un an après le premier confinement, tu comprends les gens qui en ont ras le bol.»



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