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Publié le 06 mars 2023

Crédit vidéo : Les Incorrectibles

Source : https://bit.ly/3yiMPRg

Anny Duperey : « Ce qui m'effraie, c'est de voir la docilité des gens »

Anny Duperey était l'invitée de l'émission « Les Incorrectibles » diffusée sur Youtube ce dimanche 5 mars 2023.


“ Ce que l'on vit actuellement ressemble à ce qui a dû se passer sous la royauté. ”

Anny Duperey : « Et je trouve que ce que l'on vit actuellement, ressemble assez, finalement, à ce qui a dû se passer sous la royauté. Nous avons un roi, un roi. Un roi tout puissant en son palais qui fait ce qu'il veut. » Éric Morillot : « Emmanuel Macron 1er c'est ça ? » Anny Duperey : « Emmanuel Macron 1er. Et puis nous avons des courtisans et une cour autour qui ne peut rien, qui s'appelle en principe des ministres. Je crois qu'ils ne peuvent rien qu'appliquer ce que le roi a décidé. Et je crois que ce qu'on vit actuellement ressemble assez à quelque chose comme ça. Alors il y a le roi, sa cour qui applique les décisions et les interdictions, et tout ça, bien doigt sur la couture du pantalon, comme ça. Et puis il y a tous les autres, la plèbe, là, comme il l'a dit lui-même et ça lui a échappé : " Qui ne sont rien ". » Éric Morillot : « Ça, ça vous a choqué ? »


“ C'est ça qui m'effraie le plus en ce moment, c'est de voir la docilité des gens. ”

Anny Duperey : « Voilà. Je pense que cette phrase d'ailleurs, va lui rester. Elle va lui rester. Il a dit ça dans une gare, je crois. " On croise dans une gare, des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien. " » Éric Morillot : « Non mais on voit que vous êtes... Ce qui interpelle, c'est qu'on voit votre sensibilité justement. » Anny Duperey : « Et donc, si vous voulez, quand vous disiez tout à l'heure " engagée ", c'est pas ça mais alors oui, je vais vous dire ce qui m'effraie beaucoup. Mais je regarde, et de temps en temps il y a des choses qui m'interpellent, je ne peux pas fermer les yeux quand même, je ne peux pas... Sans étendre ou être une passionaria, à me battre pour ceci, cela, etc... Mais quand il y a quelque chose d'humain ou une évidence qui me frappe, je ne peux pas ne pas la voir, quoi. Et c'est ça qui m'effraie le plus. C'est ça qui m'effraie le plus en ce moment, c'est de voir la docilité... la docilité des gens. Les " je ne veux rien voir " quoi.


“ Une peur chasse l'autre. C'est pour maintenir les gens dans une espèce de pression. ”

Anny Duperey : « Ça, ça m'effraie beaucoup. Ça, ça m'effraie beaucoup. On voit bien, quand même, vers quelle société de contrôle, de trucs à la chinoise, quand même presque, on n'y est pas encore. Mais attention, attention, on y va, on y va. Et les gens ne veulent pas voir ça, ils veulent croire encore, comme me disait mon ami, que " mon bon pays fait tout pour me protéger ". » Éric Morillot : « Est-ce que plus largement, justement, cette rhétorique aussi de la peur qu'a utilisé le gouvernement - et qu'il utilise de manière récurrente - vous en pensez quoi ? Est-ce que vous, vous avez eu peur ? » Anny Duperey : « Absolument pas. » Éric Morillot : « Pour votre santé, pour vous, vous n'avez pas eu peur ? » Anny Duperey : « Aucunement. » Éric Morillot : « Et alors, qu'est-ce que vous pensez de ces gouvernances par la peur que les français finalement... » Anny Duperey : « Oui, une peur chasse l'autre. Oui oui. Bah c'est pour maintenir les gens dans une espèce de pression comme ça. »



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