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Publié le 14 janvier 2021

Crédit vidéo : CNews

Source : https://cnews.fr/

Didier Maïsto face à une macroniste «Quoi qu'il arrive, je ne me reconfinerai pas»

Didier Maïsto, l'ex-patron de Sud Radio, était l'invité de l'émission «Morandini Live» diffusée sur CNews le mardi 12 janvier 2020

«Quoi qu'il arrive, je ne me reconfinerai pas»

Jean-Marc Morandini: «On parlait de l'hypothèse d'un reconfinement et vous vous dites " Moi si on me demande de reconfiner, je ne le ferai pas. "» Didier Maïsto: «Premièrement, personne n'a fait la preuve de l'efficacité du couvre-feu, même lorsqu'il est avancé. Deuxièmement, quand il y a eu des confinements on l'a vu à l'automne avec le froid arrivant, les gens se sont confinés dans des cercles familiaux et ça a été des clusters. Il faut quand même le dire, quand il fait froid, qu'on est ensemble à la maison et qu'on est confiné, ce sont les foyers principaux de cluster. Donc moi je suis pragmatique, je regarde essentiellement les choses sans a priori, etc... Dans les entreprises, il y a très peu de contaminations. Dans les théâtres et dans les cinémas on en a vu aucune. Dans les commerces indépendants, alors qu'on peut aller je le rappelle dans les hypermarchés qui sont bondés et les transports en commun qui sont bondés jour après jour. Il y a quand même deux poids, deux mesures. Cela me pose question et c'est pour ça que j'ai fait ce tweet. Quoi qu'il arrive, je ne me reconfinerai pas.»

«Je me mettrai hors-la-loi et je l'assumerai»

Jean-Marc Morandini: «Ça veut dire que vous vous mettrez hors-la-loi ?» Didier Maïsto: «Je me mettrai hors-la-loi et je l'assumerai. Je ferai ma vie et je pense qu'il y a beaucoup de Français comme moi qui feront leur vie en étant des gens responsables, en respectant les gestes barrières, en mettant les masques en faisant tout bien, mais en refusant d'être enfermé !» Prisca Thevenot: «Je comprends tout à fait la lassitude, la fatigue, l'angoisse qui nous pèsent maintenant depuis un an, ça je comprends et je n'ai pas à discuter dessus. Maintenant, est-ce que j'ai envie de me faire confiner ? Non ! Maintenant, est-ce que j'ai envie qu'on en finisse assez rapidement? Oui ! Est-ce que j'ai envie qu'on limite l'impact sur nos services hospitaliers qui n'en peuvent plus aussi, nuit et jour et tout le temps ? Aussi !

«Il y a un engorgement des soins hospitaliers»

Prisca Thevenot: «Regardez ce qui se passe juste de l'autre côté de la Manche, en Angleterre. Ils n'arrivent pas à se débarrasser de ce variant et à limiter la propagation de ce variant, pourquoi? Parce qu'il a été décidé que le reconfinement avait lieu et on se rend compte de quoi ? Eh bien les gens font exactement ce que vous dites: Il décide de ne pas appliquer les règles. Et du coup, qu'est-ce qu'il se passe? Eh bien, il y a un engorgement des soins hospitaliers. Il y a de plus en plus de variants qui se diffusent dans la population. On fait quoi ?»

«103.000 lits ont été supprimés»

Didier Maïsto: «Alors je vous réponds juste sur ce point parce que ça aussi c'est souvent occulté. Depuis 1993, 103.000 lits ont été supprimés. Donc si vous voulez, à la moindre grippette et on l'a vu (je vous invite à aller sur le site de TF1, de France Télévisions, de CNews ou que sais-je. Pour aller voir tous les sujets à l'automne) vous avez toujours les hôpitaux saturés et vous avez toujours des gens qui disent : " On ne va pas y arriver ". Quand vous réduisez les lits à la portion congrue, au moindre petit problème, vous êtes dépassés. Et après, on va incriminer les citoyens en disant " vous vous comportez mal". Deuxièmement, nous sommes le pays champion du monde de prélèvements obligatoires, champion du monde des pays riches et des pays en général. Nous avons des dépenses de santé qui sont colossales et des dépenses sociales qui sont colossales pour une administration qui ne fait rien. Il y a beaucoup de personnels soignants qui mériteraient d'être aidés et qu'on a laissés tomber. On les a applaudis tous les soirs à 20 heures et on a une administration pléthorique avec des agences, etc, qui bloquent et qui paralysent complètement les hôpitaux de telle sorte que les citoyens se disent: " Mais où va l'argent ? ".»



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