ENVIRONNEMENT

Publié le 05 septembre 2022

Crédit vidéo : BFM

Source : https://bfmtv.com

Les profiteurs vont devoir payer ? : Ce choix courageux de l'Allemagne pour lutter contre l'inflation

Nicolas Poincaré intervenait lors de l'émission « Apolline matin » diffusée sur RMC ce lundi 5 septembre 2022.

« Plus de 400 à 600 € sous forme d'indemnités de chauffage pour les ménages les plus exposés »

Apolline de Malherbe : « Pour lutter contre l'inflation, l'Allemagne a décidé de débloquer 65 milliards d'euros, financés en partie par une taxe sur les superprofits des entreprises énergétiques. Concrètement, que vont recevoir les Allemands ? » Nicolas Poincaré : « Eh bien, concrètement, ils vont recevoir des chèques. 200 € pour tous les étudiants, 300 € pour les retraités, plus de 400 à 600 € sous forme d'indemnités de chauffage pour les ménages les plus exposés, plus une revalorisation des aides qui existent déjà. Les allocations logement seront versées à beaucoup plus de monde. L'équivalent de notre RSA va passer de 450 à 500 euros pour un célibataire. Enfin, tous les foyers allemands devraient bientôt avoir droit à un prix réduit sur certaines quantités d'électricité qui correspondent aux besoins de base. »

« Olaf Scholz a parlé des " profiteurs " »

Apolline de Malherbe : « Et toutes ces mesures, elles vont coûter 65 milliards d'euros. Financés comment ? » Nicolas Poincaré : « En partie par une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques. Après donc l'Italie, l'Espagne, la Grande-Bretagne et la Belgique, l'Allemagne à son tour décide de taxer les entreprises qui gagnent beaucoup d'argent grâce à l'explosion des prix du pétrole et du gaz. Olaf Scholz a parlé des " profiteurs ". Il vise principalement les producteurs d'électricité renouvelable, principalement les éoliennes, les derniers producteurs d'électricité nucléaire, et ceux qui produisent de l'électricité avec du charbon. Tous ceux-là ont vu leurs bénéfices augmenter et seront donc mis à contribution. Comme on est en Allemagne, on ne parle pas d'une taxe – c'est un gros mot – mais d'une " contribution obligatoire ", ce qui est tout de même à peu près la même chose. Elle devrait rapporter plusieurs dizaines de milliards d'euros. C'est ce qu'a dit le ministre des Finances, sans pouvoir être plus précis. »


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