SANTÉ

Publié le 18 mai 2021

Crédit vidéo : Sud Radio

Source : https://sudradio.fr

Ce médecin dénonce: «Tout est utilisé de façon à voir le pire pour pouvoir médiatiser le pire»

Le médecin Gérald Kierzek était l'invité de l'émission «Sud Radio Midi» diffusée ce mardi 18 mai 2021.

«Tout est déformé, tout est utilisé de façon à voir le pire pour pouvoir médiatiser le pire»

Gérald Kierzek: «Sur le climat très anxiogène et de peur, moi, je prends cette troisième vague, je la mets entre guillemets, parce qu'encore une fois, cette troisième vague, moi, je pense que et les épidémiologistes pensent qu'elle n'a pas forcément eu lieu. Mais cette troisième vague, on a essayé de nous la vendre de manière très anxiogène. Quand on avait des reportages télé où des médecins disaient que le variant britannique a muté tue des jeunes gens. Les jeunes gens sont en réanimation. Quand on regardait la moyenne d'âge réelle des faits, c'était des gens qui avaient 65 ans en moyenne et ils en avaient peut-être 67 lors de la première et de la deuxième vague. Donc on voit bien que tout est déformé, tout est utilisé de façon à voir le pire pour pouvoir médiatiser le pire, communiquer sur le pire et finalement, ne pas voir ce que les Américains appellent ou ce que les Anglo-Saxons appellent la big picture, regardez un peu le tableau global.»

«On a l'impression que ça tue des jeunes de 30 ans et que ça tue 50% de la population. C'est faux»

Gérald Kierzek: «Et le tableau global, moi, je ne cesse de le répéter, mais depuis un an et demi quasiment maintenant, c'est que ça tue des gens de 85 ans, des gens qui sont déjà très fragilisés. Et c'est toujours un drame. Toute mort est un drame, mais d'égrener les morts comme ça à la télé, ça aussi, c'est très anxiogène. Mais ça tue en réalité des gens avec une moyenne d'âge de 85 ans. Le taux de mortalité globale, il est de moins de 0,2%. Or, on a l'impression que ça tue des jeunes de 30 ans et que ça tue 50% de la population. C'est faux. Il y a un travail sur les médias aussi à faire. Regardez les médias qui n'invitaient que des réanimateurs. Donc, par définition, ce sont des gens qui voient les malades les plus graves.»

«Si c'est pas grave, le virus disparaît, vous disparaissez»

Gérald Kierzek: «Moi, j'aurais bien aimé que l'on invite des médecins généralistes qui ont traité des gens, qui ont vu l'immense majorité des cas, c'est-à-dire les 99,8% des gens qui ne mouraient pas finalement. Il y a ce biais cognitif, il y a probablement d'être pris au jeu médiatico politique, tout cela fait qu'à un moment donné, finalement, ce discours là, il est plus séduisant pour les médias parce que c'est binaire, ou c'est grave ou ce n'est pas grave. Si c'est pas grave, le virus disparaît, vous disparaissez. Donc, je pense que là aussi, il y a un certain nombre de mécanismes psychologiques involontaires, là aussi de la part de collègues qui ont poussé peut-être à tenir ce discours de la peur.»



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