SANTÉ

Publié le 30 décembre 2020

Crédit vidéo : LCI

Source : https://www.lci.fr/

Quand François Bayrou fait la promotion du passeport vaccinal

François Bayrou était l'invité d'Amélie Carrouer dans l'émission «En toute franchise» sur LCI ce dimanche 27 décembre 2020.

«Je ne suis pas sûr qu'on retrouve très vite une vie normale»

Amélie Carrouer (journaliste): «Est-ce que vous étiez, François Bayrou, ou est-ce que vous êtes d'ailleurs toujours en faveur d'un passeport vaccinal ? Cette idée de laisser reprendre certaines activités, notamment l'accès, pourquoi pas, au théâtre, au cinéma, au restaurant, aux personnes qui sont vaccinées et en revanche, en maintenir l'interdiction pour ceux qui ne le seraient pas ?» François Bayrou: «Je n'ai jamais utilisé l'expression de passeport vaccinal, mais je crois que tous les efforts qui peuvent être faits pour que la vie se rouvre à partir du moment où la précaution du vaccin aura été prise, qu'on aura vérifié, un, qu'il est efficace et, deux, qu'il est sans danger ; ce sont les deux vérifications qu'on doit faire, alors, je crois que tout ce qui pourra pousser dans le sens de cette défense collective, de cette défense vitale pour une communauté nationale comme la nôtre, pour un peuple comme le nôtre qui se défend avec les armes qui sont celles que lui offre la science pour retrouver la vie la plus normale possible. Je ne suis pas sûr qu'on retrouve très vite une vie normale. Mais ce que je crois, c'est que pour aller dans ce sens là aujourd'hui, nous n'avons que l'espoir du vaccin.»

«Le fait de s'être soumis à la vaccination vous ouvre des portes qui, jusqu'alors, étaient fermées. Je pense d'ailleurs que c'est le sens naturel des choses»

Amélie Carrouer: «Et donc, du coup, est-ce qu'il faudrait, oui ou non, laisser les personnes vaccinées reprendre l'accès à certaines choses et ne pas laisser les non vaccinés le faire ?» François Bayrou: «On peut tout à fait imaginer ça, on peut tout à fait imaginer que, d'une certaine manière, le fait de s'être soumis à la vaccination vous ouvre des portes qui, jusqu'alors, étaient fermées. Je pense d'ailleurs que c'est le sens naturel des choses. On va très vite découvrir que, en effet, la situation n'est pas la même, surtout dans certaines catégories de risque, selon qu'on est protégé par le vaccin ou au contraire, que l'on est sans protection. Je crois que c'est une possibilité d'ouvrir un certain nombre d'activités, de recommander pour un certain nombre d'autres activités, que l'on se soumette aux vaccins. Je pense, mais il y penseront eux-même les soignants, tous ceux, femmes et hommes, qui travaillent dans les EHPAD, très vite, ils vont avoir besoin de cette sécurité, très vite, ils vont demander dès qu'on aura vérifié que ça marche et que c'est sans danger, très vite, c'est ces soignants-là et et ces personnes qui aident et qui sont auprès des gens à risque, vont demander à être protégés. Il n'y a rien de plus normal et il n'y a rien de plus sain.»

La France a réussi à mettre l'essentiel à l'abri ?

Amélie Carrouer: «Du coup, François Bayrou, est-ce que vous regrettez que le gouvernement soit revenu en arrière sur son texte ? Vous savez, celui qui a fait polémique cette semaine, présenté en conseil des ministre, je donne son intitulé : Un projet de loi qui institue un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires.» François Bayrou: «Aucun d'entre nous ne pense que ce que fait le gouvernement, c'est facile. Aucun d'entre nous ne pense qu'on a trouvé tout de suite d'un coup de baguette magique la bonne réponse. Mais quand on regarde ce qu'il se passe dans les pays européens, chez nos voisins, alors on s'aperçoit tout d'un coup, il y a plusieurs éditoriaux qui ont paru sur ce sujet, on s'aperçoit tout d'un coup que les observateurs se disent mais après tout, la France n'a pas si mal géré cette affaire dramatique. La France a réussi à mettre l'essentiel à l'abri. Naturellement, elle a eu des victimes. Naturellement, on n'avait pas de masques. On va en reparler dans une minute ou certains médicaments, peut être, n'étaient pas là, ou les gants n'étaient pas là. Les blouses n'étaient pas là. C'est vrai et ça doit nous pousser à envisager d'autres stratégies. Mais en tout état de cause, en conscience et en rapport avec la science., je trouve que le président de la République et le gouvernement ont fait ce qu'il fallait. Et quand on voit les résultats, par exemple, de la Grande-Bretagne qui avait dit au départ qu'ils ne suivraient pas l'exemple de la France, et bien on s'aperçoit que finalement, les choix qui ont été faits chez nous n'étaient pas les plus mauvais et qu'autour de nous, beaucoup d'autres, je pense à l'Allemagne aujourd'hui, s'inspirent du chemin que la France a suivi.»



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